Quand la version laisse des traces

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À 8 mois de grossesse, alors que je me préparais à accoucher le plus naturellement possible,
j’ai appris que mon deuxième enfant se présentait (de nouveau) par le siège.
Tout s’est ensuite enchaîné brutalement : évocation de mes options d’accouchements,
tentatives de dissuasion de me laisser accoucher par voie basse,
programmation de version.
Je me suis alors sentie à la fois dépossédée de ma liberté de choix, incomprise et seule.
Je partage donc mon expérience avec vous, dans l’espoir que mon témoignage puisse aider d’autres futurs parents.

 

Enceinte de mon premier enfant, je me suis beaucoup interrogée sur mon projet de naissance : qu’y avait-il d’important pour moi ? Quelles étaient mes priorités par rapport à la naissance de Loulou ?
Il s’est avéré que deux éléments m’étaient essentiels : accompagner et rassurer le plus possible mon bébé et inclure son papa. J’avais donc envie d’un accouchement assez naturel, non déclenché, par voie basse, avec (éventuellement) une péridurale très faiblement dosée, d’un environnement calme avec le moins de lumière possible (pour lui laisser la possibilité, après 9 mois in utero, de prendre ses marques en douceur), et d’un long peau à peau après la naissance. Damien et moi avions fait des séances d’haptonomie pour nous préparer ensemble à l’arrivée de notre bébé et développer notre lien avec lui avant même sa naissance.

À part un petit couac de péridurale asymétrique, j’avais eu un accouchement parfait. Des contractions que j’avais plutôt bien gérées, un état d’esprit serein, un travail facile, une expulsion rapide, un bébé né partiellement coiffé et sans pleur, un projet de naissance respecté et beaucoup, beaucoup de bonheur en salle de naissance : un peau à peau à n’en plus finir, une tétée d’accueil magique, un papa présent et comblé qui avait souhaité assister à tout (vraiment tout) et coupé le cordon une fois que Loulou avait été longtemps câliné par nous. J’avais alors eu conscience d’être en train de vivre un état de grâce, et celui-ci s’était prolongé pendant de longs jours.

 

Pour mon deuxième accouchement, j’espérais donc que les choses se passent aussi bien. Damien et moi nous étions de nouveau préparés grâce à l’haptonomie et je me sentais même prête à tenter un accouchement sans péridurale pour aller vers une naissance encore plus naturelle, pour le bien-être de mon bébé comme le mien. Pendant la grossesse, j’avais eu quelques craintes concernant la création de notre lien : les choses m’avaient semblé un peu moins évidentes que pour Loulou, j’avais eu moins de temps pour l’introspection et moins d’énergie pour me consacrer pleinement à ce deuxième bébé. Mais je me disais que la fin de ma grossesse me permettrait de me recentrer sur l’essentiel.

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Un bébé en siège décomplété

On nous avait annoncé très tôt le sexe de notre bébé (nous allions avoir un deuxième petit garçon), puis, lors des rendez-vous suivants, nous avions découvert un bébé positionné en siège décomplété mais qui avait, à chaque visite, « tout le temps de se retourner ». Et en effet, mon petit Chaton, que je sentais crapahuter (beaucoup plus que son frère ne l’avait fait), m’avait fait le soulagement de s’orienter en position céphalique pour la 3ème écho, à 7 mois de grossesse ; mon gynéco m’avait alors dit que, cette fois, « il ne bougerait plus ». C’était donc plutôt sereine que je m’étais rendue à l’hôpital pour la consultation du 9ème mois, le 9 mai, à 4 semaines et 3 jours du terme. Mais là, ce fut la douche froide : la sage-femme qui m’avait reçue avait eu un doute en m’auscultant ; il lui avait semblé que mon petit Chaton s’était de nouveau retourné.

S’en était suivie une échographie qui avait confirmé le siège décomplété de notre bébé, puis une discussion sur les différentes options qui s’offraient à moi ; mais, avant même d’aller plus loin dans la discussion et d’intégrer ces informations, toutes plus déroutantes les unes que les autres, et très éloignées de mon envie réelle (tenter un accouchement en siège par voie basse), on m’avait indiqué qu’une version serait programmée en fin de semaine, qu’il ne fallait pas perdre de temps car Chaton n’aurait bientôt plus la place pour se remettre « dans le bon sens ». Je me suis permise de répliquer que l’on était très loin de mon projet de naissance là et que je n’étais, a priori, par pour une version, mais le rendez-vous avait quand-même été pris. Selon la sage-femme qui m’avait reçue, il valait mieux réserver le créneau (quitte à se désister ensuite) plutôt que de se retrouver sans possibilité de version si je venais à changer d’avis … J’avais été choquée par ce procédé de mauvais vendeur qui vous presse (et agit contre votre gré) afin de ne pas vous faire rater l’offre soi-disant exceptionnelle qui ne se représentera pas de sitôt.

 

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Les points positifs et négatifs de chaque option :

Nous les avons alors longuement discutés, et je dois reconnaître que le personnel hospitalier s’est montré vraiment disponible et a pris le temps de répondre à chacune de mes questions, même si leurs réponses étaient très orientées. Voici quelles étaient mes possibilités :

 

  • L’accouchement par voie basse d’un bébé en siège :

Si cela était possible, cette option me paraissait la plus évidente. Je souhaitais évidemment tenter ce type d’accouchement parce qu’il me semblait le plus fidèle à mon projet de naissance et à ma façon d’envisager la mise au monde de mon bébé. Je voulais donc savoir quels en étaient les risques et complications éventuelles afin d’avoir une idée plus claire de ce qui m’attendrait si je choisissais cette option. On m’a d’abord répondu que cette éventualité était conditionnée à l’étude de mon bassin (qui devait être suffisamment large) et à l’estimation de la taille et du poids de mon bébé (son grand frère pesait 2,850 kg à la naissance, c’était plutôt un bon point pour moi). Le rendez-vous fut pris pour une exploration 3 jours plus tard (le 12 mai).

Mais on m’a ensuite expliqué que, même lorsque les conditions mentionnées ci-dessus sont réunies, ce type d’accouchement était considéré comme « à risques » (ce à quoi je m’attendais), et que de ce fait, ils n’étaient pas très partants pour ce genre d’accouchement. Étant donné que l’hôpital dans lequel j’avais prévu d’accoucher était classé niveau 3, les équipes pratiquaient déjà beaucoup d’accouchements à risques et voulaient éviter d’en ajouter lorsque l’on pouvait faire autrement. On m’a fait un schéma très clair des complications qui pouvaient survenir : étant donné que les fesses sortiraient en premier, si la tête se retrouvait coincée, il serait compliqué de la dégager et cela pourrait provoquer de graves séquelles, décès, asphyxies, handicaps (« très lourds » m’a-t’on précisé) … Sérieusement, avaient-ils continué, ils avaient vraiment vu des drames se jouer sous leurs yeux, il ne fallait pas plaisanter avec ça. On a même été jusqu’à me dire qu’une fois le bébé engagé, nous ne pourrions plus avoir de césarienne en urgence et que, s’ils ne parvenaient pas à dégager la tête rapidement, il faudrait alors faire de nouveau entrer le bébé en moi (pour ensuite aller au bloc pratiquer de toute urgence une césarienne) et que ça serait alors une boucherie …

Euh … Comment dire … ?!? Si j’étais pour avoir un accouchement « naturel », je ne souhaitais évidemment pas faire courir de risque évitable à mon bébé. Je suis convaincue que l’état d’esprit dans lequel se trouve la maman joue à 90% sur la façon dont son accouchement se passera. Avoir entendu et visualisé ce genre de scène avait eu donc eu définitivement raison de ma motivation … Ils avaient gagné.

 

  • Laisser le bébé dans cette position et programmer une césarienne.

La chose à laquelle je me raccrochais dans cette option était le fait de laisser mon bébé dans la position qu’il avait choisie. Mais, en dehors de ça, l’annonce de l’éventualité d’une programmation de césarienne a été un réel drame pour moi. Attention, je ne juge pas du tout les mamans qui ont accouché ainsi. J’ai d’ailleurs une bonne amie qui ne souhaite accoucher que comme cela et je comprends ses motivations et respecte son choix. Mais, en ce qui me concerne, (je parle ici de mon ressenti, c’est donc très personnel et loin de tout jugement) j’envisageais cette possibilité comme un ultime recours. En réalité, je ne m’étais pas du tout préparée psychologiquement à accoucher par césarienne et, lorsque cette option est devenue soudainement concrète, je me suis inquiétée de tout (car c’était à l’opposé de l’idée que je me faisais pour la mise au monde de mon enfant) :

  • J’imaginais cela comme :
    • très lumineux, éblouissant (pour un bébé qui n’avait connu que l’obscurité).
    • très bruyant (pour un bébé ayant baigné dans un liquide pendant 9 mois) plein de bips, de médecins, et très froid : il s’agit d’un bloc opératoire, et donc d’un lieu que je pensais austère et peu propice à la tendresse, à l’intimité et aux démonstrations d’affection.
  • Et surtout, je savais que le temps de rencontre serait très restreint : nous n’aurions droit qu’à quelques minutes de peau à peau avant une séparation de plusieurs heures. Les césariennes se passaient toutes comme cela dans cet hôpital : il fallait ensuite libérer rapidement le bloc pour les opérations suivantes, et rejoindre seule les « salles de réveil » communes où les bébés n’étaient pas admis. Et l’idée de cette séparation me paraissait insoutenable, pour mon bébé comme pour moi. Je sais que j’aurais vécu cela comme un déchirement insupportable et que je m’en serais voulue toute ma vie d’avoir accepté (alors que d’autres options s’offraient à moi) de laisser mon nouveau-né loin de moi, son principal repère, au moment où il était lâché dans un monde complètement inconnu et, de fait, insécurisant, quand bien même ç’eut été pour le laisser entre les meilleures mains du monde (celles de son papa, avec qui il avait commencé à tisser un lien, par l’haptonomie notamment). J’avais, en outre, entendu des témoignages de mamans (à l’époque des Maternelles, sur France 5 – émission que j’ai suivi des années durant) qui avaient eu de réels problèmes pour tisser des liens avec leur enfant (et d’enfants qui étaient restés longtemps insécurisés) pour avoir vécu la césarienne comme un traumatisme. Je ne souhaitais pas vivre cela.
  • J’appréhendais aussi les suites de couches, avec la possible incapacité physique de me lever pour aller chercher mon nouveau-né qui me réclamerait.
  • Enfin, l’idée d’une « programmation » ne me plaisait pas non plus car je faisais tout, au quotidien, pour respecter les rythmes des enfants, or il s’agissait ici de faire naître mon bébé avant le moment qu’il avait lui-même choisi.

 

  • Attendre le terme avec l’espoir que, d’ici à sa naissance, mon bébé se retournerait.

Et dans le cas probable où il serait encore en siège, avoir éventuellement recours à une césarienne en urgence. Entre cela ou la césarienne programmée, je préférais cette option. Cela laissait à mon bébé la possibilité de continuer à vivre sa vie de foetus tranquillement sans avoir à être perturbé et d’aller jusqu’à son terme s’il le souhaitait. Mais, car aucun choix n’est jamais simple, le corps médical m’avait alertée sur le fait que, dans cet hôpital (à quelques exceptions près), le papa ne pouvait pas être présent dans le bloc opératoire lors de césariennes en urgence. Seules les césariennes programmées laissaient entrer les papas … ou comment influencer la maman pour qu’elle choisisse, quoi qu’il arrive, l’option la plus confortable pour eux (la version puis (en cas d’échec) la programmation d’une césarienne).

 

  • Programmer une VME (Version par Manoeuvres Externes), manipulation qui consiste à exercer des pressions externes sur le ventre de la femme enceinte (au cours de son dernier mois de grossesse) afin de changer la position de son futur bébé.

Si cette version fonctionnait (j’avais 1 chance sur 2), elle me permettrait d’accoucher par voie basse. Bébé et moi pourrions ainsi réellement nous rencontrer et mon enfant pourrait être rassuré par le peau à peau, mon odeur, l’écoute familière du rythme de mon coeur, etc. C’était un argument de poids. Mais, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à plusieurs choses :

  • En dehors des douleurs ressenties par la maman (ce qui ne me préoccupait pas plus que ça, même si on m’informait honnêtement que c’était réellement douloureux), je ne pouvais m’empêcher de penser que ça devrait être vraiment atroce pour mon bébé. En haptonomie, on se rend compte qu’un simple effleurement du ventre de la maman provoque une réaction du bébé qui perçoit tout. (Celui-ci se met alors à bouger à notre contact pour entrer en communication avec nous – c’est assez bluffant !). Alors, exercer des pressions suffisamment fortes pour qu’il en vienne à se retourner complètement dans un utérus dans lequel il est complètement à l’étroit me semblait tout simplement être un acte d’une brutalité, d’une barbarie telles que j’étais convaincue que, dans quelques années, cette pratique serait interdite, considérée d’un autre âge et trop intrusive pour le bébé (au même titre que les opérations intra-utérines que l’on pratiquait, il y a quelques années encore, sans anesthésie, en certifiant, à tort, qu’un bébé ne ressentait pas la douleur).
  • D’autre part, j’imaginais le ressenti de mon bébé qui vivait tranquillement sa vie de foetus dans un cocon qui le protégeait de tout (ou presque) et qui, d’un coup d’un seul, se sentait attaqué, menacé, dans la maison qu’il avait toujours connue sans avoir la possibilité d’entrevoir une porte de sortie ; ce devait être complètement traumatisant. (Certains doivent me penser complètement folle, j’imagine, d’avoir pensé à tout ça, mais en me mettant à la place de mon bébé, je ne pouvais me dire qu’il en était autrement – et j’imagine que je ne suis pas la seule). 
  • Je ne pouvais, de plus, m’empêcher de penser que si mon bébé avait choisi cette position, il devait avoir de bonnes raisons pour cela, qu’il me fallait par conséquent respecter son choix. Et pratiquer une version me paraissait donc être un manque de respect envers lui, une négation de son choix. Et cela me posait vraiment problème car ça heurtait complètement les valeurs en lesquelles je croyais (considérer l’enfant comme une personne à part entière, écouter ses besoins, respecter ses choix et ne rien lui imposer de manière autoritaire, toujours prendre en compte ses besoins avant de prendre une décision, etc.)
  • Parmi les conséquences de la version figurait également le risque (faible m’avait-on dit, mais qui existait parfois) d’accouchement prématuré, ce qui me posait deux problèmes :
    • le premier étant évidemment que je ne souhaitais pas que mon enfant naisse avant le moment qu’il l’avait choisi (et 4 semaines avant terme, c’était quand-même beaucoup sur une grossesse de 9 mois – même si l’on considère qu’à partir de 8 mois de grossesse, bébé est prêt à arriver à tout moment sans que cela représente un risque)
    • et donc le 2ème : si une version pouvait carrément déclencher un accouchement, nous étions alors bel et bien sur une manipulation extrêmement violente pour l’enfant.
  • Enfin, le taux de réussite de 50% me refroidissait aussi : infliger tout cela à mon bébé pour une aussi faible probabilité de réussite en valait-il vraiment la peine ?

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L’impossible choix

Lorsque je suis sortie de ce rendez-vous, j’ai immédiatement téléphoné à Damien et fondu en larmes. Je ne me projetais dans aucune de ces options. Tout était arrivé si brutalement : cette annonce de siège, ce choix extrêmement rapide que nous devions faire par défaut, le fait de devoir renoncer à mon projet de naissance. C’était beaucoup à encaisser en un rdv, beaucoup pour une femme enceinte qui, par sa condition, se sentait déjà perdue et plus vulnérable : je venais de repartir en annulant le rdv de version prévu 2 jours plus tard, et j’avais la possibilité de changer d’avis le lendemain si je le souhaitais.

Damien, quant à lui, n’avait d’abord pas pris la mesure du chamboulement que cette version pourrait provoquer en moi ni de l’enjeu que cela représentait pour notre enfant. Il ne pensait pas poser une journée pour « ça » : il s’était montré très présent en assistant à chaque échographie, en se libérant pour chaque séance d’haptonomie. Cette version était pour lui un rdv médical parmi d’autres qui lui auraient encore fait s’absenter du boulot, et j’avais dû beaucoup insister pour qu’il prenne sa journée. J’avais très mal vécu le fait d’avoir à insister lourdement pour être accompagnée dans cette épreuve et cela ajoutait à mon sentiment de solitude et de désarroi.

Après mon appel à Damien s’était mis en place un plan de bataille pour essayer d’éviter de faire un de ces choix qui ne me convenaient pas. En sortant de l’hôpital, vers midi, j’avais appelé à l’aide tous les professionnels susceptibles de m’aider. Ma sage-femme haptothérapeute ne pouvant me rencontrer dans les 24 heures, elle m’avait conseillé par téléphone des techniques et postures à adopter pour inciter Chaton à se retourner. L’après-midi, je faisais une séance d’acupuncture. Le lendemain matin, c’était en mon ostéo que je fondais tous mes espoirs. Rien n’y avait fait. Et, sans cesse, ce questionnement sur l’envie réelle de mon bébé : s’il avait, par deux fois, choisi cette position, il me fallait certainement ne pas aller contre son choix et, quoi qu’il arrive, lui faire confiance …

J’étais complètement perdue, je ne savais pas quoi choisir ; rien ne me convenait. J’hésitais fortement entre faire pratiquer cette version ou avoir une césarienne. Je n’arrivais pas à hiérarchiser mes options et j’ai vécu comme ça, à passer de l’angoisse aux larmes pendant de longues heures. Je passais mon temps à essayer de trouver des infos sur les conséquences de la version pour mon bébé, sur la façon d’optimiser sa venue s’il naissait par césarienne. À chaque fois, je sollicitais l’avis de ces professionnels sur le choix à faire : ma sage-femme privilégiait l’accouchement par voie basse ou, à défaut la césarienne (même programmée), mais plaçait la version en dernière option. Mon ostéo lui, déconseillait l’accouchement par voie basse et ne savait franchement pas quoi recommander entre la version et la césarienne …

J’en voulais à l’hôpital d’avoir été aussi dissuasifs sur la naissance par voie basse et de m’avoir exposé tellement crûment les complications éventuelles que je ne pouvais même plus envisager cette option. J’ai contacté d’autres cliniques, plus conciliantes vis-à-vis des césariennes en urgence (qui acceptaient les papas et permettaient aux mamans d’être moins coupées de leur bébé après la naissance) pour savoir si je pouvais envisager un accouchement par « voie haute » chez eux. J’avais regardé un reportage sur la naissance par césarienne et, si tout s’était bien passé pour la maman comme pour le bébé, cette émission avait fait couler tellement de larmes chez moi que je me suis écoutée : je n’arrivais vraiment pas à accepter l’idée d’une césarienne. J’ai donc fini par planifier le lendemain cette version dont je ne voulais pas. Elle aurait lieu le vendredi 13 mai (3 jours plus tard donc). Ainsi, je serais fixée : si la version fonctionnait, je pourrais de nouveau envisager un accouchement par voie basse. Et, en cas d’échec, on me communiquerait une date de césarienne, et j’aurais donc le temps de m’y préparer psychologiquement. En dehors de mes attentes vis-à-vis de l’accouchement idéal et de la meilleure façon de rencontrer mon bébé, je suis donc restée pragmatique et j’ai considéré l’aspect médical et les risques de complications obstétricales.

J’ai continué pendant quelques jours le branle bas de combat, j’ai continué la pêche aux infos, j’ai continué d’étudier les possibilités d’un accouchement programmé dans les meilleures conditions possible (et dans différents établissements). J’ai continué de demander à mon bébé s’il était sûr de ne pas vouloir se retourner par lui-même, et j’ai continué à beaucoup pleurer …

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Le jour de ma version

Le vendredi en question, Damien, était finalement (évidemment) à mes côtés. La sage-femme qui m’a reçue m’a d’abord fait passer une échographie pour vérifier si Chaton était toujours placé en siège. Et, évidemment, c’était encore le cas. J’ai ensuite été placée sous monitoring avant, pendant et après la version (encore une fois, si la version est inoffensive pour le bébé, pourquoi surveiller son rythme cardiaque ?). Puis la sage-femme a essayé de déplacer mon bébé. Alors, je confirme pour celles qui se demandent si la version est vraiment douloureuse, la réponse est oui (et je ne suis pas du genre douillette). Rien que pour cet aspect, vous, papas, DEVEZ être présents. Je me souviens avoir pleuré silencieusement de douleur (mais le ressenti de chaque femme semble, comme pour tout, différent d’une personne à une autre). Mais l’essentiel de mon attention était focalisée sur les mouvements et réactions de mon bébé pour qui je me disais que ça devait être encore infiniment plus dur que pour moi. J’avais le droit de mettre fin à tout moment à cette version si je le sentais ainsi. Et mon Chaton ne semblait pas vouloir bouger. Au bout de longues minutes, la sage-femme n’y arrivant pas seule, une deuxième sage-femme est intervenue (avec mon accord) pour une intervention à 4 mains. Et là, au bout de la 3ème tentative, Chaton a fini par céder au supplice et à s’orienter en position céphalique.

À la fin du monitoring de surveillance post manip, la sage-femme a touché mon ventre et m’a dit : « Attendez, j’ai l’impression qu’il est de nouveau en train de remonter. » Une échographie a confirmé qu’il était bien en position céphalique mais qu’il avait commencé à bouger de nouveau car sa position n’était déjà plus celle adoptée juste après la version. Contrairement à ce à quoi je m’attendais, il se pouvait donc qu’il revienne en siège pour la 3ème fois d’ici à sa naissance … Je ne pouvais donc toujours pas me projeter réellement. J’espérais qu’il resterait plus ou moins dans cette position et que j’accoucherais par voie basse, mais il se pouvait que le jour de l’accouchement, bébé soit de nouveau en siège et qu’il naisse par césarienne non programmée … Voilà voilà …

En réalité, je n’ai pas eu à m’interroger très longtemps puisque le soir-même, je ressentais des contractions de travail. J’accouchais le lendemain midi, par voie basse et sans péridurale de mon Chaton qui se présentait en position céphalique. La version avait donc eu raison de mon bébé et provoqué sa naissance, 3 semaines et 5 jours avant son terme.

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Mon ressenti 18 mois plus tard

Avec le recul, je considère cette version comme l’une des choses les plus traumatisantes que j’ai subies (avec ma fausse couche, dont je vous parlerai peut-être un jour). J’y repense encore aujourd’hui car :

  • J’ai trouvé cette manipulation barbare : c’était douloureux pour moi (et sans anesthésie pour le coup) mais surtout, je me disais non stop que mon bébé devait ne pas comprendre ce qui lui arrivait, et tellement souffrir). Ma sensation est qu’il a tellement détesté cette manipulation et dû ne pas comprendre pourquoi ce cocon censé le protéger devenait si hostile, qu’il n’a pas trouvé d’autre option que de le quitter au plus vite. Sa naissance qui a suivi comme une conséquence logique de cet événement est arrivée trop tôt, pour lui comme pour moi : j’avais besoin de mon 9ème mois pour me préparer à sa naissance, pour faire connaissance avec mon bébé, pour me détendre, me recentrer sur mon enfant qui allait arriver, communiquer avec lui, échanger, le rassurer, me rassurer, développer notre lien …
  • J’ai mal vécu l’absence de prise en compte de mon envie et de mes options réelles : l’hôpital préfère clairement les naissances de bébés en position céphalique et font tout pour que ça se produise comme ça (d’où les versions fortement suggérées) car il est moins confortable pour eux de faire naître quelqu’un par césarienne et surtout par voie basse quand il s’agit de siège que de pratiquer une version. J’ai eu beau insister sur mon projet, dire que je n’en voulais pas, on m’a tout de même je trouve, un peu forcé la main. Or, à 8 mois de grossesse avec une nouvelle comme celle-ci qui nous tombe dessus, on n’est clairement pas en position de force pour s’imposer : on ne connaît pas nos options, ne sait pas vers qui se tourner, etc. Or, mon corps m’appartient et c’est de la naissance de mon bébé dont il s’agit. Pour les mamans qui se retrouvent confrontées à des situations imprévues à l’hôpital et qui les déboussolent, ne vous laissez pas imposer une chose pour laquelle vous n’êtes pas d’accord.
  • Je n’étais pas assez préparée au fait qu’un accouchement a toujours des risques de se terminer par une césarienne : du coup, je n’avais pas assez anticipé cette éventualité ni comment je souhaitais accoucher par césarienne pour le cas où. Quelles conditions ? Quels critères, etc. ?
  • J’ai quand-même pu accoucher par voie basse avec un accouchement proche de mon projet de naissance : la version aura au moins permis ça.
  • Sur le coup, j’étais déçue et pleine de culpabilité d’avoir provoqué la naissance prématurée de mon Chaton mais, avec recul, je me rends compte que les conséquences ont été pires encore : je pense que cette version et cette naissance provoquée ont vraiment marqué Chaton et l’ont fortement insécurisé : les jours qui ont suivi sa naissance, Chaton était apeuré par ce qui se trouvait autour de lui : le moindre bruit, pleur de bébé dans les chambres voisines, le faisaient sursauter ou sangloter, le moindre changement de température provoquait un pipi intempestif. Il avait vraiment besoin de ce 9ème mois en moi pour être pleinement rassuré. Pendant 8 mois, il ne pouvait pas s’éloigner de moi la nuit et ne dormait que dans mes bras (jour comme nuit) : dès que je faisais le moindre geste pour le reposer (même à côté de moi), il se réveillait et pleurait de nouveau. Il était constamment au sein (quasi non stop) : c’était la seule chose qui semblait le rassurer et j’avais l’impression de passer mes journées avec lui au sein, ce qui a beaucoup fait souffrir son grand frère de 22 mois qui a un peu perdu sa maman lui aussi. Il a toujours refusé de dormir sur le dos (sauf les tout premiers jours à la maternité) : il avait besoin de contact avec quelque chose (quand bien même c’était un matelas). Il a refusé le sevrage de l’allaitement avec virulence à multiples reprises et il a été très compliqué pour lui d’accepter de passer à autre chose. Il est, encore aujourd’hui à 1 jour de ses 18 mois, très collé à moi : il est encore méfiant envers les nouvelles têtes et se réfugie systématiquement dans mes bras (son angoisse séparation ne semble pas réellement terminée). Il a souvent peur que je le laisse et il y a encore des moments où je suis la seule à pouvoir le consoler (parfois même son papa échoue à le calmer pendant 30 min et en 30 secondes dans mes bras, c’est fini). Et, depuis quelques temps, il lui est de nouveau impossible de s’endormir seul. Chaque soir, il lui faut notre présence, à son papa ou à moi, pour l’accompagner dans le sommeil … Je pense vraiment qu’il lui a manqué quelque chose de cette vie intra-utérine qui lui aurait permis de se détacher ensuite plus sereinement.

 

Cette version, c’était il y a 18 mois jour pour jour, et j’y pense encore. Évidemment, j’ai conscience que ce n’est pas grand chose par rapport aux soucis de santé, aux problèmes de fertilité, aux handicaps auxquels certains peuvent être confrontés. Ce n’est certainement qu’une goutte d’eau dans le parcours d’une vie. Sauf que cette goutte d’eau a laissé des traces, tout comme une fausse couche peut en laisser. Certaines auront vécu leur version comme une étape nécessaire voire salutaire, et quelque part, elle m’a permis cette naissance par voie basse avec mon bébé, naturelle, sans péridurale, comme je l’avais envisagée. Mais pas sans prix …

Alors, j’ai choisi de ne pas me taire et de partager, à travers ce billet, cette souffrance de femme enceinte, de maman, afin de laisser quelques messages aux futurs parents confrontés au même choix cornélien :

Mamans, renseignez-vous sur les risques mais écoutez-vous d’abord et écoutez votre bébé. Si l’hôpital qui vous suit ne veut pas vous faire accoucher par voie basse (de plus en plus d’hôpitaux sont réfractaires et ils ont raison de l’être s’ils pratiquent de moins en moins de naissance par voie basse en siège : car les sage-femmes en deviennent de moins en moins habituées, donc de moins en moins rôdées, de moins en moins aptes à parer aux complications qui peuvent survenir ; et c’est certainement le coeur du problème.), renseignez-vous auprès de cliniques, d’autres hôpitaux, expliquez-leur votre désarroi, votre angoisse. Certains continuent d’accompagner régulièrement les naissances par voie basse, en siège ou non, je pense que ce sont vers eux qu’il faut alors aller car ils restent habitués à pratiquer ce genre d’accouchement, ne s’angoissent pas à cette idée, et du coup rassure les mamans. En tous cas, réfléchissez avant d’accepter ce que l’hôpital qui vous suit vous suggère : vous avez le droit de choisir l’accouchement que vous souhaitez avoir.

En ce qui me concerne, tout s’est passé trop vite pour que j’aie moi-même le temps de me retourner ( 😉 ) et je n’avais pas de mode de garde pour Loulou : j’ai donc dû aller à la pêche aux infos, panser mes larmes, faire mes 4 aller-retours à l’hôpital, me battre pour avoir des rdv chez un médecin acupuncteur franchement désagréable, en me préoccupant à chaque fois de comment faire garder mon grand Loulou de 22 mois sans trop le perturber lui aussi.

Papas, soyez vraiment présents pour vos femmes qui ne vivront pas spontanément bien leur version : soyez présents physiquement, inconditionnellement et sans avoir à entendre d’argumentaire, soyez disponibles psychologiquement pour être l’épaule sur laquelle elles pourront s’appuyer et l’oreille dont elles auront besoin même si elles ne semblent pas en émettre le besoin.

Si c’était à refaire, si j’apprenais demain que mon bébé a choisi de se positionner en siège, je ne choisirais pas la version, je respecterais le choix de mon bébé. Je prendrais le temps de discuter avec des mamans ayant accouché par voie basse en siège afin de savoir comment elles l’ont vécu. Je me renseignerais pour savoir quels hôpitaux / quelles cliniques pratiquent couramment ce type d’accouchement et j’essaierais d’accoucher là-bas. Si pour une raison ou pour une autre, je ne choisissais finalement pas un accouchement par voie basse, je tenterais d’accoucher par césarienne dans un endroit qui me permet de partager cela avec mon mari et d’être le moins possible (voire pas) séparée de mon bébé. Je prendrais cette décision après avoir pris le temps de me faire psychologiquement à cette idée et en avoir « parlé » longuement avec mon bébé. Surtout donc, je ne prendrais pas de décision à la va-vite en me sentant oppressée et obligée de donner une réponse en 24 heures sur un choix aussi déterminant. Et pour toute prochaine grossesse, quelle que soit la position choisie par mon bébé, j’envisagerais toutes les options d’accouchement possible.

Chacune peut être confrontée à une césarienne ou à un accouchement par voie basse alors qu’elle s’attendait à autre chose. Se renseigner en amont sur ses options, sur où faire pratiquer quoi, permet d’aborder la fin de grossesse et l’accouchement de manière plus sereine.

 

Désolée pour cet énoooorme pavé que beaucoup auront abandonné en route. Si mon témoignage peut, d’une manière ou d’une autre, aider quelqu’un, alors tant mieux.

 

Bises,

 

Céline.

 

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2018-09-05T22:28:53+01:0013 novembre 2017|Chez nous|46 Commentaires

46 Comments

  1. Madame Lavande 13 novembre 2017 at 11 h 08 min - Répondre

    Je suis sure que ton témoignage pourra aider d’autres maman qui sont confronté à ce choix. On sent vraiment que cet épisode t’a marqué durablement (et en même je te comprends tout à fait !). Ma fille est née par césarienne en urgence (tête mal positionnée), et c’est vrai que la lumière du bloc et seulement quelques minutes avec moi ont du la bousculer un peu. Heureusement il y a ensuite immédiatement eu 2h de peau à peau tout contre son papa. Ce que je trouve dommage dans ton cas, c’est que j’ai l’impression que le corps médical t’as vraiment mis la pression, et je trouve ça vraiment violent (surtout de te décrire les risques d’un accouchement par voie basse aussi crument !!). J’espère qu’avec le temps tu seras en paix avec tout ça, bon courage.

    • Maman du 21ème siècle 13 novembre 2017 at 14 h 22 min - Répondre

      Un grand merci pour ton soutien et ta bienveillance ! En effet, l’un des principaux messages que je souhaite faire passer aux parents est que, même s’ils doivent évidemment écouter l’équipe médicale pour ne pas faire prendre de risque à leur bébé, il est aussi important de prendre le temps de se renseigner ailleurs et de ne pas se faire « voler » son accouchement sous prétexte que l’équipe de l’hôpital qui était prévu pour l’accouchement n’est pas suffisamment formée ou que cela les arrange de pratiquer un accouchement plus classique.

  2. Chutmamanlit 13 novembre 2017 at 11 h 19 min - Répondre

    Ton récit est très touchant, et me fait beaucoup de peine. De savoir que ton fils avait envie de se re-re-retourner aussitôt après la version montre bien qu’il a choisi sa position et que c’était important pour lui.

    La manière dont le personnel médical t’as présenté les choses me met vraiment en colère. Je pense que l’on peut présenter des risques sans infantiliser ni manipuler la mère de cette manière, en jouant sur les sentiments…

    C’est en lisant des récits comme le tien que je me rends compte de la chance que j’ai eu pendant mon accouchement et je te rejoins sur deux points : l’importance d’être encadré par du personnel (sage-femme notamment) en qui on a confiance (mais hélas, ce n’est pas toujours évident à trouver, surtout pour une première grossesse, où l’on ne sait pas forcément quel type d’accouchement on veut !) et l’importance de se documenter, surtout quand on souhaite un accouchement naturel. Moi non plus, je ne m’étais pas du tout renseignée sur la césarienne, ce qui fait que je l’aurais très très mal vécu aussi, et peut être choisi une version du coup.

    De mon côté, si l’accouchement s’est bien passé, les premiers jours de vie de mon bébé ont été très très dûrs pour lui, en raison de problèmes médicaux mais surtout de contraintes médicales imposées et absolument pas adaptées à son jeune âge (par exemple, même protocole de 10h de jeun pour un bébé de 24h que pour un adulte !!). C’est une histoire bien différente de la tienne, et pourtant nous aussi, longtemps, nous avons senti que cela l’avait marqué. Aujourd’hui, il a 20 mois, et heureusement ça va mieux : nous n’y pensons quasiment plus, lui non plus.
    Je ne doute pas que ton fils trouvera lui aussi son chemin, à son rythme, malgré ses débuts difficile. Le fait que tu sois consciente de ce qu’il a traversé doit être une grande aide pour t’aider à le soutenir, il a beaucoup de chance malgré tout !

    • Maman du 21ème siècle 13 novembre 2017 at 14 h 34 min - Répondre

      Comme ton message fait plaisir à lire !!! Tes mots me font beaucoup de bien ; un grand merci pour ton message !
      Je ne sais pas si, sur le coup, j’aurais mieux vécu une césarienne qu’une naissance en siège. Ce qui m’a surtout manqué dans le fond c’est de temps pour me faire à l’idée et accepter cette version. Quant à mon fils, je crois que pour lui, comme tu le dis, le choix était fait : il avait besoin de cette position en siège qui le rassurait et de rester avec sa maman. Je m’en veux beaucoup de les avoir finalement laissés faire et d’avoir, d’une certaine manière, profité d’une situation de vulnérabilité. Je me rends compte au fur et à mesure des mois qui passent de la blessure profonde que cette version a provoqué chez mon Chaton qui en a été marqué durablement. J’espère que je parviendrai à le rassurer avec le temps !
      Comme ça a dû être difficile pour toi de faire subir les 10 heures de jeûne à ton nouveau-né : c’est aussi le genre de choses qui marque durablement. Quand est-ce que le corps médical considèrera le bébé comme une personne à part entière ? C’est vraiment le genre de choses intolérables pour une maman. J’imagine à quel point tu as dû en souffrir … Tant mieux si tout est rentré dans l’ordre pour vous. L’amour guérit tout, pas vrai ? 😉
      Bisous.

  3. Familleenconstruction 13 novembre 2017 at 13 h 21 min - Répondre

    Ton article est très touchant. Enceinte de mon deuxième enfant c’est vrai que je ne réalise pas du tout le fait que potentiellement je ne pourrais pas avoir l’accouchement que je souhaite. Surtout que pour ma fille cela était parfait. Je ne connais personne ayant du avoir recours à une version donc ton témoignage est encore plus intéressant. Je ne me posais aucune question lors de ma première grossesse mais là une multitude de « et si… » se mélangent dans ma tête. Le plus important est que ton petit Chaton aille bien. Cette angoisse de la séparation encore présente doit être compliqué pour une maman sachant ce qu’elle a du obliger son enfant à « subir » au point qu’il ne se sente plus rassuré et décide de sortir. Comme tu le dis je pense que le manque de connaissance par la nouvelle génération de sage-femme est un frein pour les accouchements par voie basse. Tout comme autour de chez moi de nombreux centres de radiologies ne pratiquent plus d’échographies de suivi de grossesse car ils manquent de personnel compétents sur ces techniques. C’est triste la façon dont les professionnels de santé peuvent formuler leur propos afin de te décourager et donc t’inciter à faire le choix qui les arrangent. Encore merci pour ton récit.

    • Maman du 21ème siècle 13 novembre 2017 at 14 h 44 min - Répondre

      Le manque de pratique des sage-femmes des naissances en siège par voie basse est à mon sens au coeur du problème. Dans un souci de minimiser les risques, chacun doit avoir le même type d’accouchement et tant pis si la maman ou le bébé voulaient autre chose. Ne pratiquant plus, elles ne savent plus comment parer aux difficultés et c’est justement dans ce genre de cas que surviennent les complications. Car si le bassin de la maman est d’une largeur suffisante, que le poids et la taille du bébé semblent convenir, que le bébé s’engage comme il faut et que l’équipe est aguerrie, logiquement un accouchement en siège par voie basse devrait bien se passer.
      Merci pour ton message et j’espère que ton deuxième accouchement sera aussi beau que le 1er !

  4. Julia 13 novembre 2017 at 19 h 26 min - Répondre

    Merci pour ce billet très intéressant. Je n’ai pas connu ce problème car j’ai eu deux césariennes… c’est vrai que les médecins et/ou sages-femmes ne veulent plus prendre de risque au détriment des souhaits des futurs mamans… j’ai su après coup que ma première césarienne n’etait pas impérative et de l’avoir fait me privait définitivement de vivre une naissance par voie basse… pourtant j’aurai adoré faire ce que font beaucoup de mamans à savoir attraper son bébé et l’aider à sortir. C’est comme ça je me suis fait une raison. Fait ton billet sur ta fausse couche. C’est intéressant et toujours important d’en parler car c’est Bizarrement tabou. J’en ai subi 4 et me suis toujours senti isolée à chaque fois.

    • Maman du 21ème siècle 13 novembre 2017 at 22 h 30 min - Répondre

      Je pense que je le ferai quand j’en ressentirai le besoin ; en ce moment c’est surtout à cette version que je pense car je constate au fil du temps que Chaton a bien du mal à se sentir rassuré. Il fallait donc que ça sorte 😉 En effet, les fausses couches sont une vraie source de souffrance pour les couples (surtout pour les mamans), trop souvent tues.
      Merci pour ton petit mot Julia, et pour ton inscription à la newsletter ! 😀
      Bisous.

  5. Moaman 14 novembre 2017 at 1 h 29 min - Répondre

    Ton histoire est très touchante et tu l’as raconté si bien que j’avais l’impression d’etre avec toi tout le long. mon deuxième enfant était aussi en siège jusqu’à ces 8 mois, le médecin m’en a parlé aussi, vite fait ( juste que c’etait sous anesthésie)mais heureusement mon fils s’est retourné 15jours après. Mais dans ton récit j’ai l’impression que c’est vraiment le confort de la clinique qui primé avant le tien et celui de ton enfant, ça me rapelle mon gynécologue qui voulait déclencher mon accouchement (soi disant pour mon confort) en semaine et quand j’ai parlé au SF c’etait juste pour ne pas venir un soir ou un week-end. C’est terrifiant !
    Arrête de t’en vouloir, tu as fais ce que tu as pu, avec tes moyens, à devoir composer avec ces professionnels qui t’ont pas pris en considération à ce moment là.

    • Maman du 21ème siècle 14 novembre 2017 at 14 h 15 min - Répondre

      C’est hallucinant en effet de constater que nous sommes si nombreuses à avoir subi des actes ou accouchements qui privilégiait avant tout le confort des médecins ! 🙁
      Merci pour ton petit mot. Si c’était à refaire, je pense que je ferais autrement. Je ne peux malheureusement pas changé ce qui s’est passé mais je suis triste de constater les répercussions que cela a eu sur mon enfant (qui va quand-même très bien, donc je relativise !).
      Je t’embrasse.

  6. Agathe 14 novembre 2017 at 15 h 18 min - Répondre

    Je comprends ton désarroi face à cette forme de non-choix que tu as dû faire. J’ai heureusement eu la chance d’être très bien épaulée et soutenue par les équipes médicales lors de mes deux accouchements (deux césa en urgence…), mais je te rejoins sur l’impact de la naissance ou des conditions de vie in utero sur bébé.
    Mon fils est né à 35 semaines de grossesse, après deux séjours à l’hôpital sous haute surveillance pour moi, avec un traitement limitant les contractions et un autre permettant la maturation de ses poumons. Sa naissance a eu lieu en extrême urgence, le risque vital étant engagé pour lui comme pour moi. Il est né trop vite, trop tôt. Personne n’était responsable de cette arrivée prématurée. J’avais un hématome conséquent sur les parois utérines, je perdais énormément de sang, il fallait agir au plus vite. Tout le personnel médical, son papa et moi-même avons fait notre maximum pour prendre soin de lui, mais il a gardé une empreinte indélébile de cette naissance en urgence et de ces dernières semaines in utero qu’il n’a pas eues.
    Il a toujours eu un besoin extrême de présence et de sécurisation. Tout changement est source d’angoisse et de stress pour lui. À chaque grande étape, nous devons anticiper, le préparer, l’encourager et surtout ne jamais hésiter à faire machine arrière s’il n’arrive pas à surmonter ses craintes. Nous avons connu des terreurs nocturnes terribles en périodes de changement. En bref, nous avançons à petits pas, sans jamais le brusquer. C’est parfois compliqué, souvent douloureux de le voir si inquiet, mais c’est heureusement un petit garçon plein de vie qui progresse de jours en jours. Chaque étape est une victoire qu’il est fier de remporter ! Et je sais qu’il deviendra de plus en plus serein au fil des années.
    Tu verras, ton chaton arrivera lui aussi à prendre confiance en lui. Il s’éloignera petit à petit, tout en te gardant bien précieusement dans son coeur. Comme dit le mien: « Tu sais ? J’ai un secret…Je t’aime fort Maman ! »

    • Maman du 21ème siècle 15 novembre 2017 at 20 h 26 min - Répondre

      Merci beaucoup pour tes encouragements. Dans ton cas, il n’y avait vraiment pas le choix et fort heureusement tout s’est bien terminé. Je suis contente de savoir que ton fils s’en sort de mieux en mieux et qu’il gagne en confiance en lui (c’est aussi le cas du mien, heureusement !).
      Et merci de t’être confiée toi aussi, ça fait toujours du bien de savoir que d’autres bébés et d’autres parents en sont (à leur manière) passés par là.
      Moi, je fonds quand j’ai des déclarations d’amour comme celles-ci : mon Loulou commence, et j’ai hâte que mon Chaton s’y mette ! 😀

  7. Sophie 23 novembre 2017 at 16 h 47 min - Répondre

    Bonjour, merci pour ce témoignage. Chaque histoire est vraiment différente… J’ai moi même vécu une version pour mon aîné. Commençant un nouveau boulot lors de mon début de grossesse, j’avais passé un « deal’ avec l’enfant: se faire discret… Il a tellement bien compris qu’il s’est caché sous mes cotes pendant la grossesse! J’ai pris 5 kg sur la grossesse uniquement! A 8 mois, comme toi, on m’a parlé de Version… RDV pris 1 semaine plus tard, sans trop comprendre quoi qu’est ce et pourquoi! Ma sage femme en libérale m’a donné un des plus beau conseil : soyez a jeun! Bref, jour J, j’y vais, sans le papa car au boulot (grave erreur je te l’accorde!). Moi c’est pas une sage femme mais 2 gynéco qui se sont penché sur lui!! le 2eme essai fut concluant. Par contre j’ai eu très très mal! Heureusement que je n’avais rien dans l’estomac!! J’ai eu le sentiment de me faire littéralement retourner! Mais il a eu la tête en bas, j’ai « enfin » eu un ventre de femme enceinte. J’avais comme toi des craintes d’accoucher avant. Et bien figure toi, qu’il était tellement bien au chaud, que l’on a du me déclencher (épreuve aussi difficile à vivre que la version), il faisait 3.4kg! .
    La ou la version a eu une conséquence inattendu pour nous tous: mon loulou n’a jamais vraiment aimé l’eau mais a développé à 2 ans, une phobie de l’eau: la moindre douche fut une épreuve violente: peur, cris. Même se laver les mains devenait compliqué! Mon homéopathe a fait le lien avec la version, elle a certainement raison car en parlant avec lui cela l’a apaisé mais pas suffisamment. J’ai trouvé un maître nageur acceptant de le prendre si petit et l’aider a vaincre sa peur. Après quelques séance mon loulou a retrouvé la joie de prendre des bains (il a encore peur de la mer, mais je pense que c’est lié à l’espace et le bruit). Nous suivons cela… Chacune à son histoire. Si c’était à refaire, je le referai, mais avec le papa et en parlant plus avec l’enfant. Mais cela reste comme toi, un moment traumatisant de la grossesse. J’espère sincèrement que tu arriveras au fur et à mesure à « digérer » cela.

    • Maman du 21ème siècle 23 novembre 2017 at 22 h 54 min - Répondre

      J’ai moi aussi eu la sensation de m’être fait « retourner » 🙁
      En effet, je pense qu’il y a plein de conséquences insoupçonnées aux comportements de nos enfants. Mon Chaton, lui, a toujours eu une vraie inquiétude lorsqu’il était dans le noir, et ce, dès nouveau-né. Comme quoi …
      Je suis contente que tu aies pu aller jusqu’au terme et que cela soit un peu derrière vous maintenant. Je pense que, comme pour tout, il faut laisser du temps au temps …
      Merci pour ton témoignage touchant !

  8. Charlyne 28 novembre 2017 at 23 h 53 min - Répondre

    Je ne connaissais pas du tout cet acte médical. C’est vrai que ça a l’air vraiment brutal. Ce qui me marque surtout c’est cette angoisse et ce temps d’adaptation trop court que tu décris si bien. L’espace d’un instant j’ai eu l’impression de revivre mon accouchement très prématuré et imprévu. Sauf que n’ai eu aucun choix à faire. Honnêtement je ne sais pas trop ce qui est le pire, devoir faire un choix entre deux traumatismes pour soi et pour l’enfant, ou subir de A à Z en sentant la situation, notre accouchement et notre bébé nous échapper.
    Tu as été courageuse, j’espère que les souvenirs deviendront plus doux avec le temps, pour toi comme pour moi. Est ce qu’il t’arrive de parler de sa naissance à ton Chaton ? Je suis sûre que ça pourrait vous aider tous les deux.

    • Maman du 21ème siècle 29 novembre 2017 at 22 h 15 min - Répondre

      Merci pour ton commentaire et ton soutien, mais je suis un peu gênée : cette version n’a rien à voir avec ce que tu as eu à traverser lors de la naissance de ta fille. S’il y en a bien une de nous deux qui a fait preuve d’un courage incroyable, c’est bien toi !
      Bizarrement, j’ai beaucoup parlé de sa naissance à Chaton, mais pas vraiment de cette version, et tu as raison, je pense qu’il faut que je le fasse, ça pourrait lui faire beaucoup de bien, et à moi aussi (notamment vis-à-vis de ma culpabilité).

  9. Claire 5 décembre 2017 at 12 h 37 min - Répondre

    Et bah dit donc, au final, j’ai eu drôlement de la chance !
    J’ai accouché par voie basse en siège 2 jours après terme.
    Quand on a su que ma fille se présentait en siège, on m’a simplement dit que si je souhaitais, on pouvait programmer une césarienne. Mais que la voie basse était possible si la mesure du bassin et le poids du bébé étaient ok.
    Tout était ok pour moi, on m’a orienté vers une sage-femme de l’hôpital qui pratiquait l’acupuncture. Lors de la première séance, ma fille a vraiment beaucoup bougé, mais ne s’est pas retournée. Les suivantes non plus. Pourtant, j’étais persuadée qu’elle le pouvait si elle le souhaitait. Mais elle en a décidé autrement.
    La version est de plus en plus remise en question. Et je suis assez surprise du discours tenu par les professionnels pour te décourager d’accoucher par voie basse.
    Chaque hôpital à vraiment sa politique.
    Enfin, pour mon deuxième, je désire accoucher dans un hôpital avec le label IHAB même si je dois faire 1h de route pour ça !
    Je suis encore désolé pour toi de ce que tu as vécu ; pour moi, c’est de la violence obstétricale.

    • Maman du 21ème siècle 5 décembre 2017 at 22 h 18 min - Répondre

      Quelle chance tu as eue en effet ! Je ne connaissais pas les hôpitaux IHAB. J’ai regardé la carte du coup et il semble n’y en avoir vu qu’un en région parisienne … 🙁
      Mais c’est vrai que ça change tout car la manière dont tu as été prise en charge diffère vraiment de la mienne …
      Merci pour ton témoignage et ton soutien. Ça me fait vraiment plaisir de recevoir tous ces commentaires bienveillants !

      • Claire 7 décembre 2017 at 11 h 59 min - Répondre

        Oui en région parisienne, il y a seulement les bluets 🙁 Et elle doit être assez sollicité je pense.
        C’est vrai que c’est une question de chance et une politique des hôpitaux. J’ai accouché à Aix en Provence, mais j’aurais été sur Marseille, je pense que ça aurait été cuit !
        En fait j’ai aussi eu la chance d’être accompagné par une super sage femme. A la base, je souhaitais accoucher en plateau technique mais ça n’a pas été possible à cause de la présentation en siège.

        • Maman du 21ème siècle 9 décembre 2017 at 18 h 52 min - Répondre

          Tu as raison, la personne qui nous suit pendant notre grossesse est cruciale. Mais il n’est pas toujours facile de trouver la perle …

  10. Johanna 30 mai 2018 at 13 h 20 min - Répondre

    Votre « pavé » n’en est pas un je vous rassure… Juste un billet très explicatif de votre ressenti qui se rapproche du mien, m’a permis de me rassurer sur mes propres réactions et sur mon anxiété face à ce choix difficile. Merci beaucoup pour se partage.

    • Maman du 21ème siècle 11 juin 2018 at 14 h 41 min - Répondre

      Je vous remercie et suis très touchée par ce petit mot. S’il a pu vous faire du bien, alors, il a tout son sens.

  11. Scmilblick 29 juin 2018 at 7 h 30 min - Répondre

    Hello Céline , merci pour ton retour d’experience et ressenti sur la VME. Je viens pour ma part, d’en faire une hier. Pourquoi je l’ai choisie ( et assez facilement ) : la césarienne fait perdre tout contact avec le monde externe et la mère ( en plus de tout un déclenchement hormonal qui « arme » notre bébé pour la suite. Et ça c’est dans mon top prio. Du coup, comme j’ai un petit bébé , et encore de la place, j’ai tenté . Je me suis pas du tout projeté dans le traumatisme que le bébé pouvait avoir car au final, l’haptonomie, la musique, tout ce que tu crées autour du fœtus au quotidien sont plus de points de repères et de terrain connu que le choc d’une césarienne. Moi j’imagine plutôt ça comme une mini-redecouverte de son espace avec un angle de vue différent . Lui montrer qu’avec la même chaleur, les mêmes voix, les mêmes sensations il peut découvrir des choses nouvelles. Voire même , faire un mini entraînement pour la sortie aérienne 😉
    Pour moi, la version a été simple. 3 minutes et le bébé a accepté et s’est laissé faire. Ok y a des petites pics de douleur pas agréables sur le coup mais franchement rien d’insurmontable. Ce qui est rigolo c’est le changement de point de gravité en se relevant : moi j’ai presque perdu l’équilibre parce que la répartition du poids n’était plus là même , d’un coup 😉 ( mon bébé était en siège/transverse depuis le début, positionné à l’extrême droite ).

    J’espère juste qu’il ne va pas se retourner de nouveau avant la fin. La position siège reste possible par voie basse dans la maternité ( ils essayent d’ailleurs un maximum de le faire et d’éviter les césariennes ) mais le hic c’est que bébé aime plus la position transverse que le siège …..

  12. Scmilblick 29 juin 2018 at 7 h 42 min - Répondre

    Pour compléter mon commentaire :
    L’accouchement siège par voie basse avec un siège est tt a fait possible mais il y a pas mal de portes à franchir pour le faire :

    – consentement de la mère par voie basse ( vs césarienne )
    – taille du bassin
    – position de la tête du bébé
    – temps de contractions et de travail fluide, sans lenteurs
    – bébé de bonne taille/poids

    Les trois premiers : faciles à vérifier
    Le 4e : c’est super aléatoire . Et donc pas de possibilités de mettre des chances de côté pour éviter la cesarienne
    Le 5e pose plus de soucis : bébé est en pleine forme mais en dessous des normes et du coup, risque de manquer d’énergie pour sortir en siége .

    D’autre part, je ne souhaite pas de péridurale , tendant vers un accouchement physio le plus possible.
    Du coup, la version me parait, selon ces critères , naturelle, et selon moi permet d’augmenter mes chances de rester en contact avec le bébé et que tout se fasse naturellement .
    On verra dans qqs semaines 😉

    • Maman du 21ème siècle 3 juillet 2018 at 20 h 46 min - Répondre

      Un grand merci à toi pour ce partage ! Tu as pu faire un vrai choix qui te correspond et c’est bien ça l’essentiel et ce qui m’a manqué (faute de temps et de préparation psychologique pour me faire à l’idée). Tu peux donc aborder ton accouchement plus sereinement. Je te souhaite de pouvoir avoir l’accouchement physio que tu désires et une belle rencontre avec ton bébé. Belle fin de grossesse !

  13. Mathz 31 juillet 2018 at 5 h 39 min - Répondre

    Bonjour,

    Je partage davantage l’expérience de Scmilblik sur la découverte d’un nouvel espace pour eux, mais il faut bien évidemment le ressentir comme tel !

    Voici ma petite expérience :
    Je tiens à préciser avant tout que j’ai un petit bébé qui va très bien jusqu’à maintenant. Il s’agit ici de mon ressenti de future maman.

    Je n’ai pas pu faire d’acupuncture avant la version mais de l’ostéopathie, ce qui a aidé mon bébé à se décaler un peu, il était logé tête sous ma côté droite. La version m’a été très bien expliquée en amont et la décision de faire la version été conjointe avec le papa.

    La version à été rapide et très facile selon l’obstétricien : le bébé n’est pas très gros et j’ai apparemment beaucoup de liquide amniotique ! Le papa a été davantage impressionné à observer la manœuvre de l’extérieur, je n’ai pas eu aussi mal que je m’y attendais… La version à donc bien fonctionné !

    Mais revirement de situation une semaine plus tard : mon petit bonhomme avait de lui même bougé et est depuis lors en transverse, tête à droite, puis tête à gauche 4 jours plus tard… Allongée je le sens tête en haut mais à chaque écho il a le dos orienté vers le bas.
    Donc césarienne programmée dans quelques jours… Ce que j’ai eu du mal à accepter, j’étais prête à accoucher par voie basse en siège!!

    Ce qui m’est davantage difficile aujourd’hui, c’est que j’ai trouvé cette décision prise par l’équipe médicale très rapide. Ils ne lui laissent pas le temps de se présenter d’une autre façon (césarienne prévue 10 jours avant le terme) alors que je sens que mon bébé déjà circassien en serait bien capable… Il est haut, j’ai peu de contractions et le col bien fermé.
    Je n’ai pas eu le temps de poser toutes mes questions sur le déroulement de la césarienne, notamment sur le temps de séparation avec le bébé, élément qui m’attriste le plus.

    Pour conclure, je me dis que mon bébé fait bien ce qu’il veut / peut. Je suis persuadée qu’il est dans la position la plus confortable pour lui, vu qu’il continue encore ses cabrioles…
    A moi maintenant de transcender la césarienne en véritable accouchement positif, même si ce n’était absolument pas ce que je prévoyais, pour l’accueillir au mieux parmi nous.
    Enfin, je pense que parfois on n’ose pas assez manifester nos envies et poser nos questions aux équipes médicales, que l’on voit parfois dans l’urgence d’autres situations… Il est vrai que mon bébé va bien et moi aussi ! Mais j’aurais vraiment gagné en sérénité en attendant le jour J.
    On se doit de s’écouter davantage !

    • Maman du 21ème siècle 10 août 2018 at 10 h 48 min - Répondre

      Je me suis sentie moi aussi dépossédée de ma capacité à décider par moi-même. Nous sommes dans des situations de faiblesse et nous nous en remettons, malgré nous, au corps médical, à tort ou à raison. Et nous devrions pouvoir avoir plus de temps pour décider vraiment, avec les explications objectives qui vont avec. Heureusement, ton bébé et toi allez bien.

  14. audrey 10 août 2018 at 2 h 00 min - Répondre

    Comme j’aurai voulut lire ton article plus tôt malheureusement je n’ai tout simplement pas pris le temps de plus me renseigner et j’ai fait confiance aveuglément… J’avais extrêmement peur de la césarienne et voulait vraiment le plus possible accouché naturellement comme pour ma première fille et ma gynéco m’avait proposé un accouchement par voie basse si possible en fonction du bassin. Je me disait que finalement elle n’était pas comme plein de gygy dont les mamans se plaignent sur internet qui prévoient automatiquement une césarienne… Elle m’a quand même « proposé » une version sans jamais m’en expliqué les risques malgré mes interrogations, elle m’a juste dit que ça pouvait déclencher le travail…J’avais auparavant essayé l’acupuncture mais qui n’a malheureusement pas marché… J’ai donc eu une version le 05 juin 2018, à 36 sa, ultra douloureuse, j’en pleurai et mon conjoint à carrément faillit faire un malaise et du sortir de la pièce… Ma princesse n’a jamais voulut bouger sa tête, elle a donc stoppé, à peine 15 min après j’avais des contractions, malgré la prise de 2 spafon, détente dans un bain pendant 3 heures, mon col s’était ouvert à 2 doigts et mes contractions ne s’arrêtaient pas, ma gygy a décidé vers 15h de me donner un comprimé pour arrêter carrément les contractions. Alors que moi je me sentais plutôt détendue d’accoucher ce jour là même si elle aurait eu un mois d’avance, au moins je savais qu’à ce jour elle pouvait passer naturellement et peut être pas plus tard… Comme j’aurai du insisté sur mon ressenti et ne jamais prendre ce cachet…
    Une semaine plus tard dans la nuit du 11 au 12 juin, je sentais que ma petite princesse bougeait énormément, je me suis dit qu’elle devait peut être enfin essayer de se retourner, quand je me suis réveillé le lendemain matin, mon ventre était tout dur et je ne la sentais plus du tout bougé, j’avais comme une grosse contraction qui ne passait jamais… Ma mère est arrivé pour emmener mon aîné à la crèche et à essayé de me rassurer, j’ai attendu l’arrivée de mon conjoint et nous sommes allé à l’hôpital… Quand la sage femme a posé le monitoring, j’ai tout de suite compris que j’avais raison d’être inquiète… Pas de battements, une autre est venue, et puis un gynéco avec un appareil échographique, personne ne disait plus rien, il regardait l’écran, et j’ai finit par lui demander, alors dites moi ?? et c’est cet instant que ma vie a basculé…  » je ne vois pas d’activité cardiaque » . J’ai hurlé et pleuré de toutes mes forces et le cauchemar que je vis depuis bientôt 2 mois à commencé… Je passe les détails mais j’ai mis au monde mon magnifique petit ange Dana à 18h ce 12 juin, sans un cri, sans un bruit, dans les pleurs et la douleur. Aujourd’hui j’ai récupéré enfin mon dossier médical et l’autopsie de mon ange car j’avais de gros doutes sur ma gynéco… J’ai découvert que j’avais un placenta antérieur (situé entre le bébé et le ventre), qui est une contre indication « relative ou discutable » a effectué une VME. Ma princesse n’avait absolument rien du tout et été magnifique, il ont par contre découvert que j’ai fait une infection au streptocoque B et que j’avais un hématome très important au niveau du placenta qui a provoqué un décollement d’une partie de celui çi coupant tout lien entre nous… J’essaie de découvrir la vérité car je suis presque certaine que c’est la version qui a provoqué cet hématome mais ma gynéco ne me livre évidemment pas cet version des faits. Chaque jour je me bats pour découvrir la vérité et « survit » pour ma 1ere fille… Dimanche cela fera 2 mois qu’elle s’est envolée et je ne sais pas comment je vais arriver à vivre sans elle… Alors pas besoin de vous donner mon avis sur la version, si ma fille était comme ça, il y a avait bien une raison et comme j’aurai voulut finalement avoir un gynéco qui ne prenne pas de risques au vu de la position de mon placenta et me fasse directement une césarienne… Mais on ne peut refaire le passé, et chaque jour je dois me lever avec culpabilité et douleur…

    • Maman du 21ème siècle 10 août 2018 at 11 h 02 min - Répondre

      Je suis tellement triste de lire ton commentaire. Comme toi, et comme beaucoup de mamans, démunies par la situation, je me suis rangée à l’avis de l’équipe de l’hôpital et de mon gynéco, sans que cela corresponde à mon envie, chose que je regrette aujourd’hui. C’est certainement vain d’écrire cela, mais ne culpabilise pas pour ce qui est arrivé : cela aurait pu se produire pour n’importe quelle maman puisque la proposition de version intervient toujours dans un contexte, par défaut, où il nous faut faire un choix par défaut auquel nous ne sommes pas assez préparées. Tu as bien raison de vouloir te battre pour savoir, pour connaître ce qui s’est passé. J’imagine que cela te permettra, non pas d’accepter, mais de comprendre, ce qui est déjà une première étape.
      J’espère sincèrement que tu sauras et qu’un jour, l’équipe médicale, reconnaîtra ses torts. Les versions ne sont jamais anodines, j’en suis convaincue. Et je te souhaite de réussir, avec le temps, à retrouver la joie avec ton conjoint et ta fille.

  15. Withalovelikethat 31 août 2018 at 7 h 54 min - Répondre

    De mon côté, ma poulette a toujours été en siège et je nenvisageais pas du tout une version non plus. Mais. Comme toi on a voulu me forcer la main alors que pour moi la cesarienne programmée était la meilleure option et que je leur ai dit des le départ. Ils voulaient absolument que j’accouche par voie basse et m’ont aussi dit qu’il etait possible en siege mais moi je ne voulais pas du tout prendre ce risque. Donc clairement j’ai l’impression que ca depend des hôpitaux. En tout cas, moi je suis contente d’avoir tenu bon pour avoir une cesarienne programmée !

    • Maman du 21ème siècle 1 septembre 2018 at 13 h 52 min - Répondre

      Merci pour ton petit mot ! C’est dingue quand-même qu’il faille se battre pour être entendue. Je pensais qu’ils poussaient plus aux césariennes, mais comme quoi, ils font en fait ce qui les arrange et ce pour quoi ils ont le plus d’expérience j’imagine. Bravo à toi d’avoir réussi à imposer ce qui était le mieux pour toi !

  16. Elise 7 septembre 2018 at 8 h 24 min - Répondre

    Bonjour. Merci beaucoup pour ce billet qui me.conforte dans mon sentiment. Mon petit lapin en siège de complété jusqu’à sa naissance est né le 31.décembre. 2015, 2 jours.après une.version avec 3 semaines d’avance malgré osteo, piscine, acupun coure pour le faire tourner. Je n’etais pas favorable à réaliser cet.acte qui selon moi n’avait rien de.naturel, d’autant.que la.grossesse se.passait très bien et que j’avais clairement expliqué que la césarienne ne me.faisait pas peur. Hôpital de niveau 2, les copines passées avant moi avaient.eu des.accouchements rock n roll, ce qui ne m’incitait pas à vouloir prendre le moindre risque pour nous 2… On savait en plus que ce serait un bébé autour de 4 kg à terme et que sa tête était trop grosse pour un accouchement par voie basse. Le corps.médical à réussi à me convaincre (rdv pris à j+3), et ce.sentiment de culpabilité permanent (et s’ils avaient raison…..Ce sont eux les pros……Je ne dois pas.pendre de risque……), à eu raison de mon ressenti. Mon mari.était présent, c’est très douloureux mais on passe au dessus, monitoring ok….Je repars à la.maison préparer le réveillon. 31 décembre à 5h, perte des eaux, contractions….direction l’hopital où je devais me rendre ce même jour pour fixer la date de la césarienne. Pas besoin ce sera.bien aujourd’hui. Très détendue car je n’ai pas eu le temps de stresser, tout s’est bien passé. Dans l’urgence souhaitais aussi que les cellules du cordon soient conservées car pour mon papa malade d’un lymphome, cela aurait pu être une.chance.de guérison que personne n’avait exploité à tord…..malheureusement dans la précipitation cela n’a pas pu être fait et 1mois 1/2 après la naissance de mon petit mec, son papi est parti…. Pour en revenir à la naissance, après la césarienne personne n’a pensé au peau à peau pour bébé et mon mari. Je l’ai.eu au sein un peu plus d’une heure après sa naissance. En pleine forme avec ses 3 semaines d’avance, il réagissait aux bruits, très craintif, pleurait beaucoup, seul mon contact l’appaisait. Je n’ai jamais pu le laisser sur un tapis d’eveil. Les nuits se sont fait difficilement. J’ai pris un congé parental à taux plein pour m’en occuper. Nous avons fait osteo, micro kiné, homéopathie. … Il a 2 ans et demi, il intègre peu à peu l’école à sa demande (uniquement le matin) et cela se passe moyennement car il me réclame tout le matin « j’ai perdu ma maman…. » et qd on lui parle de l’école il rétorque « je pleure car je t ai perdu. » « C’est pas.juste l’école. .. ». Il parle très bien, l’institutrice le trouve plutôt en avance côté vocabulaire et raisonnement mais pour moi, son comportement depuis la naissance provient de la version car il était tranquille au chaud et on a violemment voulu le faire changer de place …..et ça n’a pas marché !
    J’aurai dû m’ecouter. …c est ce je j’apprend tous les jours depuis que je suis maman et c’est la conclusion que j’ai tiré pour l’allaitement car si j’avais écouté le corps médical cela aurait duré 3 semaines et il a été allaité 7 mois. Aussi, pour moi la version est la cause de ce sentiment d’insécurité permanent, d’attachement +++++ à moi. Si c était à refaire dans les mêmes conditions (aucun problème médical ) je ne le referai pas.

    • Maman du 21ème siècle 8 septembre 2018 at 22 h 30 min - Répondre

      Merci beaucoup pour ton témoignage. C’est dingue le nombre de mamans qui viennent m’écrire régulièrement pour m’indiquer qu’elles regrettent de l’avoir fait, de s’être senties démunies face à un corps médical qui les as poussées en ce sens, sans trop leur laisser de choix ni de temps de réflexion.
      Je reconnais beaucoup mon Chaton dans la description d’insécurité que tu dresses de ton fils. J’espère que tous ces témoignages pourront aider des mamans enceintes de bébés en siège à faire leur propre choix.

  17. Jessie 18 septembre 2018 at 16 h 24 min - Répondre

    Bonjour!

    J’ai beaucoup apprécié lire ton parcours, et je me suis retrouvée dans ce que tu as vécu.

    C’est ma 1e grossesse et avec un démarrage un peu difficile (vomissements gravidique, nausées, arrêt de travail pendant 2 mois et perte de poids environ 5kg…) je me suis dit allez on va de l’avant le plus dur est derrière nous.. mais je me trompais.

    Mon bébé est en siege depuis l’écho T3, et malgré une VME (qui effectivement était douloureuse) de l’acupuncture, ostheo, positions acrobatiques désagréables (pont indien…) mon bébé a décidé de rester dans cette position. J’ai finis par l’accepter s’il ne bouge pas c’est qu’il doit bien se sentir dans cette position.

    On m’a donc proposé de passer un scanner du bassin que j’ai fait. Mes dimensions sont bien au dessus de la moyenne mais malgré cela le chef du service étant assez frileux sur les accouchements en voie basse sur des sièges et au vu du poids estimé du bébé à terme (3,8kg « beau bébé » selon alors que je précise que je mesure 1,79 et ais des bonnes hanches!) Ils ont voulu refaire une écho et mesurer sa tête pour voir si cela passe.

    Aujourd’hui à 3 semaines du terme j’ai le feu vert pour l’accord voie basse mais que jusqu’à une certaine limite. Le diamètre de la tête du bébé (BIP) ne doit pas dépasser 98mm (actuellement 96 environ). Donc finalement je dois me préparer lorsque j’arriverai à la maternité à ce que l’on me dise non Madame on ne vous accouchera pas en VB cela sera une césarienne en urgences.

    Le plus déroutant c’est que cette limite est fixée car les patientes sont de plus en plus procedurieres (si cela se passe mal ils veulent couvrir leur arrières). Alors qu’aujourd’hui même à 98mm le bébé passerait sans problème. Et d’ailleurs on m’a bien fait comprendre qu’en fonction du gynécologue de garde ce jour là même si j’avais l’accord voie basse si lui n’est pas à l’aise avec cette technique il n’est pas obligé de la réaliser.

    Par ailleurs j’ai appris que certaines maternité accepte de déclencher avant le terme sur des sièges alors que la mienne par exemple non.
    Donc au final je trouve que la décision finale ne nous appartient pas vraiment. Et comme tu dis n’est pas toujours en accord avec ce que l’on souhaite..

    Parce que dans mon cas comme le tient tous les choix proposés ne nous convenaient/conviennent pas et on se sent perdue, démunie et j’ai peur de regretter plus tard

    • Maman du 21ème siècle 26 septembre 2018 at 22 h 24 min - Répondre

      Au moins, essayer de se renseigner comme on le peut et échanger avec des personnes qui sont passées par là est un bon début (que je n’ai pas pu faire pendant ma grossesse, étant donné l’urgence supposée de la situation). Sache que tu as le choix de changer de maternité (même tard) si ton projet de naissance n’est pas en phase avec celui que te propose la tienne. On n’y pense assez peu, pensant qu’une fois inscrites, c’est définitif et qu’on ne nous acceptera pas en fin de grossesse, mais ça n’est pas le cas. En tous cas, continue de te renseigner et de réfléchir à ce que tu veux (ou à défaut ce dont tu ne veux pas) et belle fin de grossesse (malgré tout) !

  18. Naissance naturelle et respectueuse 25 septembre 2018 at 19 h 36 min - Répondre

    Bonjour,

    merci de tout coeur pour vos témoignages.

    Je suis apparemment à 37 s (je dis apparemment car selon moi, l’écho avance la naissance de manière erronée d’une bonne huitaine de jours comme pour mon premier, né 9 jours post-terme, j’avais refusé le déclenchement car tous les autres paramètres (rythme cardiaque, placenta, col etc) étaient en ordre – je précise ceci car il semble qu’on déclenche beaucoup malgré l’absence de signes alarmants).

    Cette semaine, on m’annonce que mon bébé se présente toujours par le siège, comme à l’écho du 3e trimestre.

    On me propose alors une version (heureusement vraiment que je vous lis car on ne m’a pas prévenu des risques de contractions/naissance prématurée) et ensuite seulement de faire un scan du bassin. Par chance, en prenant les RV, une dame partage avec moi que son bébé aussi se présentait par le siège mais qu’elle a d’abord fait le scan et que comme les paramètres étaient bons (bassin assez large et bébé pas trop gros), elle n’a pas fait de version: son bébé s’est retourné spontanément deux semaines avant le terme). J’ai donc fait de même et fait d’abord le scan, qui m’indique aussi que mon bassin est suffisamment large pour espérer une naissance par voie basse même par le siège.

    Je compte donc ne pas faire de version – le taux de « réussite » me paraît trop bas et surtout vos témoignages mentionnant des bébés qui se re-retournent me laissent vraiment perplexe quand à l’utilité de cette méthode, sans parler de son « humanité ». Nombreux sont les professionnels de santé remarquables mais nombreux aussi malheureusement ceux qui semblent faire les « actes » qui les arrangent.

    On m’a dit que mon bébé avait de moins en moins de chance de se retourner au fur et à mesure que le temps passe mais le jeu ne m’a pas l’air d’en valoir la chandelle. Je dois maintenant chercher des cliniques/hôpitaux en île de France, acceptant de tenter les naissances par voie basse et par siège, et non automatiquement avec césarienne.

    merci encore d’avoir partagé ces expériences difficiles pour permettre à d’autres de choisir en toute connaissance de cause,

    • Maman du 21ème siècle 26 septembre 2018 at 22 h 13 min - Répondre

      Et merci à vous de témoigner pour aider à votre tour d’autres parents à faire leur choix !
      Je vous souhaite que votre bébé se retourne et, quoi qu’il arrive, que votre projet de naissance soit respecté.

  19. loss 20 octobre 2018 at 10 h 41 min - Répondre

    Merci beaucoup de toute ta sincérité dans ce texte. C’est vraiment enrichissant !
    Je n’ai pas encore d’enfant et je viens de faire une fausse couche pour ma première grossesse. Je aimerais bien aussi lire un texte de ta fausse couche.
    Je découvre ton blog et j’adore. surtout continue! tes textes sont longs et approfondis et pour moi c’est ça qui fait la différence avec d’autres blog. Ton parcours de vie est exemplaire et dans nos jours sortir des sentiers battus n’est pas toujours bien vu ni compris.

    • Maman du 21ème siècle 24 octobre 2018 at 15 h 43 min - Répondre

      Que je suis touchée par ton message ! Un immense merci à toi. Ce genre de commentaire est vraiment encourageant pour continuer ! 🙂

  20. Charlotte 22 décembre 2018 at 12 h 44 min - Répondre

    Bonjour
    Je suis une maman de 36 ans qui attend son 3e bb. Je suis à 35 SA + 2 et mon petit garçon est en siège. L hôpital qui me suit m a prévu une Vme le 28 décembre 2018. J ai eu quelques explications de la sage femme sur cette intervention mais jamais en me demandant mon avis..c est moi qui ai posé les questions à savoir l accouchement par voie naturelle si bébé En siège…si possibilité de présence de papa en cas de césarienne…enfin toutes les questions qu une maman se pose quand on lui dit que son bébé Ne se présente pas de la meilleure façon pour venir au monde.
    J ai accepté ce rdv avant tout pour en savoir + avant qu ils me « manipulent » car je suis pour l accouchement voix basse si bébé En siège et que tous les critères sont réunis.
    Contrairement à ton histoire, ma sage femme n a pas du tout été contre en m expliquant les différences d un accouchement classique. Mais j’avoue que je reste dans le flou malgres tout n ayant pas eu assez d information a mon goût. Je suis perdue car les forums ne m apportent pas de réponse…du moins celles qui pourraient me rassurer…

    • Maman du 21ème siècle 30 décembre 2018 at 22 h 10 min - Répondre

      Désolée pour ma réponse tardive. J’ai un peu coupé avec le blog pendant la période de Noël. As-tu finalement accepté la version du 28 ? S’est-elle « bien » passée ?
      C’est top d’être tombée sur une sage femme ouverte et qui ne t’impose pas de choix.
      J’espère que tu auras l’occasion de revenir ici pour nous donner des nouvelles.

  21. Weena 19 février 2019 at 16 h 59 min - Répondre

    Je découvre ton article avec une histoire similaire à la tienne … ce matin, j’avais ma visite de routine du 9eme mois à la maternité et alors que bébé 3 avait la tête en bas depuis noël, paf il est passé en siège 😥
    Et là, comme toi, branle bas le combat, il FAUT programmer une version, le plus vite possible, tant pis si mon mari ne peut pas se libérer 😡. L’intervention est prévu pour demain, sans scanner préalable, ni entretien médecal, théoriquement par la médecin de garde !!!! Mon mari a pu libérer sa matinée et ton article m’encourage à refuser cette version tant que je n’ai pas la preuve qu’une voie basse n’est pas possible pour moi, alors même que j’ai deux premiers accouchements par voie basse, hyper facile, de petits bébés (environ 3 kg à terme, alors que là je ne suis même pas à 38sa) 🤗

    • Maman du 21ème siècle 11 mars 2019 at 15 h 52 min - Répondre

      Bonjour,

      Merci pour ce commentaire. Je me permets de venir aux nouvelles pour savoir si tout s’est bien passé pour vous. N’hésitez pas à venir témoigner afin d’aider d’autres mamans.

  22. Weena 11 mars 2019 at 16 h 18 min - Répondre

    Oui, oui, finalement il s’est retourné seul le soir même et heureusement car j’ai un placenta antérieur qui, de toute façon, interdit la version … j’espère juste que la médecin l’aurait vu avant d’essayer 😒
    Et il a tellement de place encore qu’il se fait désirer à presqud 41sa, comme quoi, y’avait de la marge 😉

  23. Una 31 mai 2019 at 23 h 56 min - Répondre

    Bonjour, j’ai lu votre texte et je comprends ce sentiment de ne pas avoir pu faire un choix qui vous convienne. Néanmoins, je voulais non pas prendre la défense du corps médical mais donner un autre éclairage. Voici un lien vers un article scientifique. Le genre d’élément sur lequel les professionnels se basent pour choisir une conduite à tenir et à proposer aux patient(e)s. L’idée de la VME est d’éviter une césarienne quand c’est possible et de permettre un accouchement par voie basse avec une présentation classique si c’est possible parce que c’est moins dangereux et ça laisse plus de liberté à la maman. Comme détaillé dans cet article, l’utilisation/la réintroduction de cette méthode a pour but de réduire le nombre de césariennes. Par ailleurs, quand on prend des mesures du bassin et du bébé, il faut bien avoir conscience que le bébé grandissant, si on fait ça tôt, on ne peut pas garantir que le bébé ne va pas finalement être trop gros. Donc c’est logique, de proposer d’abord une version, qui, faite au bon moment, marche une fois sur deux, est possible parce qu’il y a encore assez de place et où les cas de réversions sont rares. La médecine n’est pas une science exacte. Elle ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Ce qui me paraît triste dans ton histoire ce n’est pas tant ce que l’on t’a proposé, parce que finalement la version a fonctionné et tu as pu accoucher par voie basse. C’est surtout le côté humain de l’accompagnement. Le fait de devoir accepter que ça ne peut pas forcément se passer comme on voudrait. Mon bébé est en transverse, je suis à 37 SA. S’il reste dans cette position il est impossible pour le bébé de sortir. Ce qui se passait avant c’est que l’enfant mourrait, souvent avec un bras coincé dehors et la mère mourrait d’hémorragie. Donc, grâce aux césariennes, on a, dans ces cas, sauvé des vies. Si avec une version on peut sauver des vies et éviter une césarienne, c’est encore mieux. J’ai entendu/lu beaucoup de témoignages sur les versions. Certaines femmes n’ont pas eu mal du tout. Le déclenchement du travail n’est pas du tout systématique. Voilà, je voulais juste dire que même si c’est un moment où tu t’es sentie dépossédée, je trouve que d’un point de vue médical, on a fait le maximum pour la santé de ton bébé, ta santé et pour respecter ton projet de naissance. Pour nourrir la discussion, voici donc un lien vers un article qui fait une étude retrospective des versions à Port Royal et une vidéo du CHU de Montréal où on voit qu’il est également possible de ne pas souffrir pendant une version.
    La version c’est pas un truc facile à faire, pour les praticiens ce n’est pas un geste de convenance qui les arrange. C’est vraiment un outil pour essayer de permettre des accouchements par voie basse, si possible dans les meilleures conditions. Les sages-femmes et les gynécologues-obstétriciens ont quand même à coeur de faire naître des enfants vivants, en bonne santé avec des mamans en bonne santé. Il ne faut pas les voir comme des ennemis. Elles(ils) sont là pour nous.

    https://www.em-consulte.com/en/article/114997

    https://www.youtube.com/watch?v=ypAcTL0hq94

    Bien sûr, chauqe cas est unique, ce qui est fondamental c’est l’accompagnement humain. Le temps qu’on passe à expliquer les choses pour que le patient ne soit pas passif, ne subisse pas ce qui arrive. Bien sûr, je serai déçue si je ne peux pas avoir un accouchement par voie basse. Quand j’ai accouché de ma première, je me suis dit « il faut absolument que je vive ça une autre fois, c’est le moment de plus vivant que j’ai vécu ». Mais si ce n’est pas possible, il faut bien faire avec cette réalité aussi.

    • Maman du 21ème siècle 9 septembre 2019 at 14 h 49 min - Répondre

      Bonjour,
      Je vous remercie pour votre message ! En effet, je ne considère pas le corps médical comme un ennemi, au contraire et j’imagine bien que les médecins agissent afin de minimiser tous les risques. Je ne faisais, ici, que partager mon ressenti envers cet acte qui avait beaucoup insécurisé mon bébé et pour lequel je m’étais aperçue après coup qu’il n’avait pas été anodin pour moi non plus. Je ne sais pas comment se serait passé une césarienne si j’en avais vécue une, je ne peux évidemment pas refaire l’histoire. Je considère simplement que, dans le bouleversement émotionnel auquel j’ai été confrontée, je me suis sentie un peu infantilisée et que l’aspect humain de la chose aurait pu être mieux fait. Je tenais aussi à témoigner sur mon ressenti de maman car j’aurais aimé recueillir plus de témoignages afin de pouvoir faire une choix en conscience et que j’avais l’impression que ce sujet était encore trop tabou à ce moment-là.

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