Maman #10 : Amélie – Enceinte avec un placenta percreta

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Nous avons la chance de recueillir aujourd’hui le témoignage d’Amélie,
maman de 2 enfants, pleine de vie et d’optimisme
malgré une 2ème grossesse avec un placenta percreta, une complication très rare et difficile à vivre.

 

Peux-tu commencer par te présenter à nous ?

Coucou moi c’est Amélie ! Je suis professeur des écoles en maternelle depuis 10 ans. J’ai rencontré mon mari en village vacances à La Rochelle alors que nous n’avions que 16 et 17 ans. Cela fait 16 ans que nous sommes ensemble. Après 7 ans de vie de couple et puisque nous avions tous les deux une vie professionnelle stable, nous avons décidé d’agrandir la famille ! Maëline a pointé le bout de son nez en 2009. Puis, 3 ans plus tard, Nolan est arrivé !

Après avoir toujours vécu en région parisienne, nous avons décidé de venir vivre à Marseille il y a un an et demi ! J’aime danser, rire, faire la fête, regarder un film sous la couette en famille, me balader en bord de mer ou dans de jolis paysages, aller au restaurant !

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Quels souvenirs gardes-tu de ton enfance ?

J’ai eu une enfance agréable. J’ai une grande sœur, Céline, âgée de deux ans de plus que moi. Mes parents étaient unis jusqu’au décès de mon papa lorsque j’avais 15 ans, suite à une longue maladie. Mes parents étaient plutôt cools ; je pouvais sortir si je leur disais où j’allais. Ils m’ont appris le respect, les valeurs de la famille, les petits plaisirs du quotidien (jeux de société en famille, balades, rires …).

 

Comment envisageais-tu la maternité avant d’être enceinte ?

J’ai toujours su que j’aurais des enfants jeune (vers 25 ans) et je rêvais d’avoir 4 enfants et de vivre à la campagne ! Nous avons tous les deux eu envie d’un bébé en même temps et cela a mis 9 mois avant que je tombe enceinte.

 

Quels souvenirs gardes-tu de ta 1ère grossesse ?

La grossesse de Maëline s’est plutôt bien passée dans l’ensemble, des petits stress pendant la grossesse avec un bébé de petit poids et un placenta bas mais tout s’est amélioré. Maëline est née trois jours après terme suite à un déclenchement et comme elle était en souffrance respiratoire, j’ai eu une césarienne en urgence qui s’est très bien passée.

 

Et comment s’est déroulée ta 2ème grossesse ?

Je suis tombée enceinte de Nolan quand Maëline avait 2 ans et 3 mois. Dès le début de la grossesse, cela a été compliqué car j’ai fait une hémorragie dans les premiers jours à cause d’un hématome qui a été décelé un peu plus tard : j’ai donc été au repos prolongé jusqu’aux trois mois de grossesse : cela a été difficile pour Maëline car je devais me ménager.

Ensuite ma grossesse a été calme entre 3 mois et 5 mois et demi : là, j’ai fait de nouveau une hémorragie, j’ai été hospitalisée (première séparation avec Maëline).

Je suis restée hospitalisée une grosse semaine. Cédric (mon mari) et ma maman s’occupaient de Maëline. Cela a été très difficile pour elle : elle n’osait pas m’approcher à l’hôpital, impressionnée par les tuyaux tels que la perfusion. Suite à cela, j’ai donc appris que mon placenta était percreta, ce qui signifie qu’au lieu d’être le long de la paroi de l’utérus, il était inséré dans l’utérus et touchait même ma vessie.

Les médecins m’ont donc informée qu’à la suite de mon accouchement soit je ferais une hémorragie et on devrait m’enlever l’utérus soit ça se passerait plutôt bien et je garderais mon placenta après l’accouchement (il se désagrégerait alors de lui-même et cela prendrait environ un an – comme un an avec des règles permanentes), avec des contrôles toutes les semaines (pour vérifier que le placenta ne s’infecte pas). C’est la deuxième solution qui a été faite et j’ai donc gardé mon placenta après mon accouchement.

 

Dans quelles conditions Nolan est-il né ?

J’ai accouché à 7 mois et demi de grossesse. Évidemment, mon accouchement a eu lieu sous anesthésie générale avec 6 obstétriciens autour de moi. Il y avait une grosse tension pour mon mari et moi-même car nous savions que ma vie était en jeu. Après l’accouchement, je suis restée 24 heures en réanimation et mon mari a assuré auprès de Nolan. Nolan a eu du mal à se mettre en route et a passé une semaine en réanimation néonatale puis une semaine en soins intensifs néonataux et 4 semaines en néonatalogie. L’équipe soignante a été formidable, j’ai encore des contacts avec deux auxiliaires de puériculture qui se sont occupées de Nolan.

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Comment avez-vous vécu le séjour en néonatalogie de ton fils ?

Pendant un mois et demi où Nolan était en néonat, mon mari et moi y passions nos journées (8 heures par jour au moins) et retrouvions Maëline le soir. Le week-end, elle allait chez des amis et a très bien géré cela sur le moment : elle était adorable chez tout le monde. Elle aimait venir voir son frère à l’hôpital et n’était pas stressée face aux tuyaux, au scope, à la sonde gastrique de son frère. Ce qu’elle voyait c’était qu’il avait un doudou, une couche, une tétine. Elle ne posait pas de questions quant à l’incubateur et le reste.

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Et c’est pendant que Nolan était en néonat que tu as de nouveau été hospitalisée ?

Oui, un mois et demi après l’accouchement et alors que Nolan était toujours en néonatalogie, j’ai fait une grosse hémorragie. J’ai été de nouveau hospitalisée avec cure d’antibiotiques et après une semaine d’essais infructueux, on a dû enlever mon utérus car le placenta était infecté. Le gynéco m’a dit que j’étais la troisième femme qu’il croisait à qui on avait laissé le placenta et, à chaque fois, il s’est infecté, et une hystérectomie avait finalement été obligatoire (on ne me l’avait pas dit en amont car moi je voulais l’hystérectomie d’office car je ne me sentais pas d’avoir mes règles pendant un an et surtout des risques d’hospitalisations à répétition à chaque hémorragie. Mais quand j’avais demandé si on pouvait m’enlever l’utérus d’office, on m’avait dit « Non, vous n’avez que 27 ans, on ne sait pas ce que l’avenir vous réserve ». Mais surtout, il était beaucoup plus dangereux pour moi de faire l’hystérectomie pendant l’accouchement qu’après car il y avait alors un très gros risque d’hémorragie.) Pour mon hystérectomie, un mois et demi après l’accouchement j’ai quand même perdu 1,5 litres de sang et j’ai dû être transfusée …

À ce moment, nous avons préféré envoyer Maëline dans notre famille à Marseille afin qu’elle ne vive pas une nouvelle hospitalisation de sa maman. Nolan a quitté la néonatalogie et est rentré à la maison avec son papa alors que j’étais encore hospitalisée. Je les ai rejoints le lendemain et nous avons eu une semaine tous les trois. Cela a été difficile pour Maëline car elle savait que Nolan était rentré à la maison avec nous. Elle nous a retrouvés une semaine plus tard et c’est ainsi qu’a commencé notre nouvelle vie à 4 ! Nolan n’a eu aucune conséquence de sa prématurité et a été un bébé hyper indépendant, qui s’endormait tout seul, sans être bercé (l’opposé de sa sœur) sans doute à cause de son long passage à l’hôpital.

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Avec plusieurs années de recul, que gardez-vous tous de ces épreuves ?

Pendant toute cette période, tous nos proches nous ont soutenus de diverses façons en prenant Maëline par exemple, en demandant des nouvelles … Nous n’avons plus eu de vie sociale, notre temps était exclusivement consacré à Nolan à l’hôpital et Maëline à la maison. Le papa, qui entre temps avait repris le travail, venait à l’hôpital à chaque pause déjeuner et chaque soir. Nous étions déjà très soudés avant mais cette expérience nous a encore plus soudés (à tel point que mon mari m’a demandée en mariage et que nous nous sommes mariés en 2013 !) : ça c’est le côté positif!

Le côté négatif : le sommeil de Maëline a été perturbé jusqu’à il y a un an, les nuits ont été mouvementées, agitées, pleines d’angoisses. À 5 ans, soit deux ans après la naissance de son frère, elle disait qu’elle ne voulait pas devenir adulte, pour ne pas avoir de bébé, pour ne pas aller à l’hôpital … Elle est, depuis cela, angoissée par les séparations, par la mort … Mais le temps fait son travail et cela va de mieux en mieux ! Je pense donc que le plus dur dans tout ça a été pour Maëline !

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Quelle maman penses-tu être aujourd’hui ?

Je suis une maman cool, zen, détendue, qui laisse mes enfants faire leurs propres expériences. Au parc par exemple ou à la plage, je les laisse s’éloigner de moi (en ayant un œil sur eux bien sûr). Depuis leur naissance, je sors beaucoup plus dehors pour qu’ils se défoulent (mes deux enfants sont speed), découvrent de nouveaux paysages et encore plus depuis que nous vivons à Marseille : dès que nous pouvons sortir, à pied, en rollers, en trottinette, à vélo, nous sortons.

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Quelles sont tes difficultés de maman ?

Le plus difficile est d’avoir du temps pour moi, en tant que femme, pour faire du sport par exemple ou du shopping ou juste être seule. Comme je suis enseignante et que mes enfants sont dans mon groupe scolaire, ils sont toujours avec moi. Parfois je rêve d’une journée où il n’y a pas de « MAMAN! » et lorsque cela arrive je me sens bien vide !!!!! lol !

Le moment de la journée le plus difficile pour moi est le coucher car ils essaient de le retarder et que ma grande puce a des angoisses au moment de se coucher ! Si je les entends se réveiller la nuit, je stresse aussi car Maëline ne dort bien que depuis qu’elle a 7 ans et demi. J’adore partir en vacances avec mes enfants et profitez d’eux.

 

Que peux-tu nous dire sur Cédric, le papa de tes enfants ?

Cédric est un chouette papa avec ses enfants : il aime les faire rire, leur fait souvent des blagues, joue avec eux, leur lit des histoires. Il est plus strict que moi, et a plus d’autorité que moi. Il est une vraie aide pour moi et lorsqu’il n’est pas là, avec les enfants on se sent incomplet. Il a été très présent pour mes deux grossesses et très investi (rdv hôpital, sage-femme…). À la maison, d’une manière générale, Cédric fait la cuisine et parfois les courses. Moi je fais le linge et le ménage de l’appartement, ayant des horaires beaucoup plus cools que lui.

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Tu as tenu à nous parler de ton expérience de l’allaitement, que je trouve particulièrement intéressante :

J’ai allaité Maëline, j’avais bien aimé ce lien, je la portais en écharpe, j’ai passé des heures ainsi que son papa à la bercer.

Pour Nolan, quand on m’a demandé si je voulais l’allaiter, tirer mon lait et lui donner via la sonde gastrique, vu mon état physique de fatigue (et comme j’avais une cicatrice verticale suite à ma césarienne je ne me sentais pas à l’aise d’allaiter), j’ai dit non; j’ai donc pris des médicaments anti montées de lait, mais au bout d’un mois, j’ai eu des regrets : j’en ai informé une auxiliaire de puériculture qui m’a dit que je pouvais essayer d’allaiter, que je devrais tirer mon lait 8 fois par jour. J’ai donc essayé pendant 10 jours, mais cela était très dur car j’avais très peu de lait. Une consultante en lactation m’a expliqué que l’important était d’être reposée pour que l’allaitement fonctionne. Or, je n’avais jamais été aussi fatiguée de ma vie, j’ai donc arrêté l’allaitement ! Mais le fait d’avoir essayé m’a aidée à ne pas avoir de regrets. D’ailleurs Nolan n’aimait pas le portage en écharpe, à mon grand regret aussi !

 

Quelles astuces pourrais-tu donner à de jeunes ou futurs parents ?

Je conseille à chaque maman de profiter de son bébé au mieux, de s’écouter soi-même, de discuter avec le conjoint mais de ne pas forcément écouter tous les avis de tout le monde, faire comme on le sent. La grossesse et le fait d’être parent est un cadeau merveilleux et je souhaite que toutes les personnes qui luttent pour avoir un bébé puissent découvrir ce bonheur. Les années passent vite : Maëline a 8 ans et demi, Nolan 5 ans et demi, c’est un bonheur de les voir grandir, s’épanouir, s’interroger sur le monde, se chamailler … Ce matin ma grande me disait « Maman pour moi tu es plus qu’une maman!  » Comment ne pas fondre ????

Enfin un message aux femmes dont le problème de placenta est décelé et ce que je me suis dit aussi: « C’est une chance que ce problème soit décelé avant l’accouchement car tous les médecins sont au courant de ton cas et donc tous les moyens vont être pris pour que cela se passe le mieux possible. La médecine en France est très bien : on nous explique tout plusieurs fois. Alors il faut rester positifs et faire confiance aux gynécos et aux équipes médicales. Message aux papas : « Soyez présents auprès de la maman mais aussi auprès du bébé car c’est vous qui allez faire les premiers peau à peau, les premiers soins, changement de couches… « . Mon mari suivait Nolan partout, le personnel médical n’en revenait pas. Pour Maëline, qui est aussi née par césarienne, c’est pareil Cédric a beaucoup géré les premières heures le temps que je me remette de tout ça ! Un papa en or !

Si des lectrices veulent entrer en contact avec moi quant à cette expérience ou concernant la prématurité, qu’elles n’hésitent pas !

Maman 10 - Amélie - placenta percreta

 

Pour finir, que peut-on te souhaiter ?

Évidemment je ne peux plus avoir de bébé, mais je suis une maman comblée avec mes deux petites canailles. Nous vivons dans un endroit où nous nous sentons bien. Alors maintenant j’espère que nous allons continuer à voyager avec nos enfants pour continuer à leur apprendre la tolérance, le respect, l’ouverture d’esprit !

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Un immense merci Amélie pour ton témoignage si riche et authentique, et pour la confiance que tu m’as faite en répondant à mes questions ! Merci aussi de proposer aux lecteurs de prendre contact avec toi ! (Contactez-moi par mail si vous souhaitez obtenir ses coordonnées).

Quant à vous, je vous dis à dans 2 semaines ! Il est temps pour moi de profiter des vacances d’hiver en famille et de faire découvrir la montagne à mes deux petits amours. (Si vous voulez de mes nouvelles pendant les vacances, n’hésitez pas à me suivre sur intagram (j’y posterai quelques photos des vacances) à vous abonner à ma page Facebook.)

Je vous embrasse,
à bientôt,

Céline.

 

2018-02-12T13:40:16+00:0016 février 2018|Familles du 21ème siècle|14 Commentaires

14 Comments

  1. Charlyne 17 février 2018 at 1 h 22 min - Répondre

    Qu’elle histoire ! Je ne savais même pas que ça existait, le placenta incrusté dans l’utérus…
    A votre place je pense que j’aurais aussi souhaité une hysterectomie, je trouve ça effrayant cette perspective de passer un an avec des règles permanentes, et une épée de damoclès au dessus de la tête…

    Vous avez vécu une période qui a en effet dû être très difficile pour toute la famille. Vous avez été vraiment courageuse. Est-ce que vous avez essayé de consulter un psychologue pour votre fille ? Ça pourrait peut être l’aider.

    Étant moi même maman d’une prématurée (maman du 21e siècle nº5) qui se trouve être très indépendante au moment du coucher, je voulais juste confirmer ce que vous disiez, je pense que leur longue hospitalisation les a rendu très autonomes.

    • Maman du 21ème siècle 3 mars 2018 at 0 h 17 min - Répondre

      Merci Charlyne de continuer à me lire, articles après articles. C’est super intéressant vos témoignages sur l’autonomie des enfants hospitalisés. J’aurais, sans connaître, plutôt pensé le contraire … comme quoi … 😉

      • Charlyne 30 mars 2018 at 12 h 29 min - Répondre

        Celine, pour répondre à ton commentaire sur l’autonomie, je pense que c’est assez logique en fait quand on y réfléchit.

        Avec un bébé à terme, on n’est jamais séparés, on le câline tous les soirs avant de le poser dans son lit, et ce dès sa naissance. Je suppose qu’on peut aussi être tentés, les premiers temps, de bercer notre petit nouveau-né si mignon jusqu’à ce qu’il s’endorme dans nos bras, voire au sein. Et après il peut en garder l’habitude. Et lors de ses réveils nocturnes, il sera toujours réconforté soit par maman, soit par papa.

        Le bébé hospitalisé dès la naissance n’a pas autant de stabilité, il est habitué « à la dure » dès le départ. Papa et maman ne sont pas là tout le temps pour le réconforter, il doit parfois se contenter des mains de l’infirmière, qui ne sont pas toujours tendres (piqûres, aspiration nasale et bucale…), il n’est pas systématiquement bercé le soir, et la nuit quand il se réveille, il doit trouver son réconfort auprès de Camille, Marie, Hélène, Sylvie, Marion, etc… selon quelle infirmière est de garde cette nuit là.

        Je pense que cette situation va rendre l’enfant soit très indépendant très tôt, soit très angoissé et difficile à apaiser. C’est un peu quitte ou double…

        • Maman du 21ème siècle 1 avril 2018 at 22 h 38 min - Répondre

          Oui, ça ne doit vraiment pas être simple à gérer pour de petits bouts comme ça … Et en effet, ça doit marquer durablement leur caractère, dans un sens comme dans un autre …

  2. Amelie candy 17 février 2018 at 15 h 21 min - Répondre

    Merci pour votre commentaire! Moi non plus je ne connaissais cette complication avant d’y être confrontée.Pour ma fille oui elle a eu un suivi psy. J’avais aussi lu ton témoignage! Bonne continuation avec ta puce et ta famille

    • Maman du 21ème siècle 3 mars 2018 at 0 h 13 min - Répondre

      Merci encore pour ton témoignage nature et si touchant. Je suis admirative de ton optimisme à toute épreuve et de la joie de vivre de votre famille !!
      Plein de bisous à toi, à vous !!

  3. Carpediem 3 mars 2018 at 1 h 10 min - Répondre

    Bonjour,
    Les témoignages au sujet du placenta accreta/percreta sont rares, merci ça m’a fait beaucoup de bien de vous lire. J’ai 34 ans et j’ai vécu la même situation il y a 3 ans pour la naissance de mon 3ème enfant. A la différence que l’hystérectomie a eu lieu au moment de l’accouchement où j’ai perdu 3/4 de mon sang (donc transfusion sanguine) et un bout de vessie partie avec l’utérus et le placenta. Du coup je me retrouve avec une cicatrice verticale qui monte au-dessus du nombril.
    Forte heureusement, je suis tombé sur des médecins qui connaissaient bien le problème, ils ont fait un travail formidable, je ne suis pas sûr que cela se termine aussi bien pour d’autres femmes dans d’autres pays moins développés.
    Ce qui m’a donné le courage de supporter tout ça (les douleurs…) c’est qu’au final mon bébé se portait à merveille.
    Tout comme vous, je savoure chaque instant et heureuse d’avoir 3 enfants quand d’autres femmes ne peuvent pas en avoir un seul.

    Encore aujourd’hui, j’ai du mal à réaliser ce qui s’est passé, parfois j’ai l’impression que c’était un mauvais rêve, surtout que rien ne présageait ce qui allait se passer, j’ai vécu une grossesse sans problèmes jusqu’à 34 semaines ou mon fils est né à 2kg800.
    De le savoir en bonne santé a vraiment été un soulagement, j’étais très inquiète pour lui alors que les médecins s’inquiétaient davantage pour ma propre vie.

    Je vous souhaite pleins de belles choses, et merci à l’auteur du blog (que je viens juste de découvrir) d’avoir transmis ce témoignage, on se sent moins seule.

    • Maman du 21ème siècle 6 mars 2018 at 14 h 06 min - Répondre

      Merci beaucoup pour ce témoignage !! En espérant qu’il pourra être lu par d’autres parents confrontés à la même situation !

    • Amelie 9 mars 2018 at 19 h 08 min - Répondre

      J’ai la meme cicatrice que toi! Au dessis du nombril et verticale et comme j’ai eu l’hystérectomie après ma cicatrice est en Y… Mais bon bien que mon ventre soit très moche ( on croirait encore que je suis enceinte) j’ai fait le choix de l’accepter. Si tu veux que l’on échange en privé ça me ferait plaisir. J’ai aussi accouché à 34 SA. Bonne continuation à toi et ta famille

      • Maman du 21ème siècle 13 mars 2018 at 14 h 03 min - Répondre

        ❤️

      • Fanny 28 juillet 2018 at 12 h 51 min - Répondre

        Bonjour,

        Merci pour ce témoignage, je vis actuellement cette situation, j’ai été hospitalisé a 20 sa suite à des douleurs dans le bas ventre et tout s’est enchainé. J’ai du être héliporté dans une maternité de niveau 3. Aujourd’hui je suis a 25sa et j’ai rompu la poche des eaux donc sous surveillance +++. Je sais maintenant que j’aurai une césarienne sous anesthésie générale et l’hystérectomie en meme temps. Donc je risque une grosse hémorragie et aller en réanimation. J’ai peur je souhaiterai échanger en privé avec celles qui ont subis cela. Merci à toutes

        • Maman du 21ème siècle 30 juillet 2018 at 10 h 44 min - Répondre

          Bonjour,
          Merci beaucoup pour ton témoignage ! Je t’écris en privé pour te communiquer le mail d’Amélie, en espérant que cela puisse t’aider.
          Bon courage à toi.
          Céline.

        • Marion 23 août 2018 at 15 h 32 min - Répondre

          bonjour, j’ai vécu cela aussi en octobre dernier. c’était pour mon 3ième enfant Mon enfant se porte à merveille. j’ai été césarisée à 35 sa . ils ont choisi de me laisser le placenta en place. le placenta était accroché à la vessie. l’opération faisait très peur j’étais en anesthésie locale. J’ai eu une embolisation du placenta après la césarienne. et j’ai gardé la péridurale 72h après ces opérations. cela fait maintenant presque 1 an et le placenta est quasiment entièrement parti.j’ai eu des sondes JJ pendant 5 mois.tout cela fut très dur moralement et très douloureux mais aux vues des risques encourus, je m’en suis bien sortie. si certaines ressentent le besoin d’avoir des éclaircissements sur la conservation du placenta ( douleurs contactions, évacuation du placenta, infections, …) je peux leur répondre avec ma petite expérience. j’ ai su ce que c’était de chercher des réponses quand on est sur un lit d’hôpital à attendre pendant des mois.si je peux vous aider c’est avec grand plaisir. je sais qu’on est toute différente et qu’un placenta percreta est différent pour chacune d’entre nous.Au final c’est un bilan très positif je vous souhaite à toutes beaucoup beaucoup de courage, tout cela est très effrayant. il faut aussi se donner du temps pour se remettre d’une telle épreuve. Bizarrement « l’après » malgré que tout se soit bien passé n’est pas évident pour moi à gérer. je vous embrasse à toutes

          • Maman du 21ème siècle 25 août 2018 at 14 h 16 min

            Merci pour ce commentaire, qui j’en suis sûre, sera utile aux mamans qui traversent la même chose.

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