Ma journée d’assmat

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Je vous en ai déjà parlé : depuis un peu plus de 2 ans et demi, j’exerce le métier d’assistante maternelle. Et depuis, je m’amuse avec les enfants que j’accueille tout en ayant la chance de pouvoir profiter un maximum de mes propres enfants qui sont encore petits. Si les gens que je côtoie disent comprendre cette reconversion reconnaissant qu’il est bénéfique pour un enfant d’avoir un parent à ses côtés pendant ses premières années de vie, il n’en reste pas moins que tous beaucoup portent un regard négatif sur cette profession très dévaluée et ont du mal à concevoir que l’on puisse s’épanouir au quotidien « en changeant des couches et mouchant des nez » lorsque l’on a des diplômes d’éducation (dite) supérieure. Alors, aujourd’hui, je rends à César ce qui est à César et aux assistant(e)s maternel(le)s ce qui leur est dû : je vous montre que, non, un(e) assistant(e) maternel(le) n’est pas nécessairement quelqu’un qui se tourne les pouces chez soi en faisant ses tâches ménagères, en passant sa journée au téléphone ou en regardant la télé ;  j’explique que, si, ça peut être très gratifiant de travailler avec de jeunes enfants. On apprend énormément à leur contact : on n’acquiert certes pas de compétences techniques qui nous permettront pas développer un chiffre d’affaires et de négocier un tarif auprès d’un fournisseur, mais on en apprend beaucoup sur nous-mêmes et on développe notre intelligence émotionnelle pour peu qu’on soit capable de écouter et d’observer les jeunes enfants que nous avons la chance de connaître.

Comme Loulou est entré à l’école cette année et que Chaton a tout juste 18 mois, ma journée d’assmat est encore très associée à ma journée de maman. Et pourtant, les journées où j’accueille des enfants sont réellement différentes de celles où je profite des miens. Et la première différence se ressent avant même l’arrivée des enfants le matin puisqu’il y a, les jours où je travaille, énormément de choses à faire en amont. Ma maison devenant mon lieu de travail, il me faut, à chaque fois, le préparer en conséquence avant l’arrivée des enfants :

  • j’anticipe le repas du déjeuner : je fais cuire les légumes et les féculents à l’avance et je les conserve au frigo (je n’aurai ainsi plus qu’à les réchauffer lorsque les enfants seront là), je prépare les dosettes de lait en poudre et remplis les biberons d’eau pour les goûters et pour les plus petits, je mets de côté tout ce qui me servira à mettre la table du déjeuner (les assiettes et couverts de chacun, les verres remplis d’eau, les bavoirs, etc.)
  • je réorganise l’appartement :
      • je fais les lits et installe les lits parapluie de chaque enfant (avec le drap, la turbulette, le doudou (et la tétine) de l’enfant
      • j’installe les caisses de jeux et la caisse de livres que je laisse en libre accès (avec des rotations fréquentes pour éviter que les enfants se lassent), je prépare mon coin lecture, je mets de côté les activités que je prévois pour la journée (peinture, crayons gras, crayons de couleurs, feutres, gommettes, découpage, dessins sur différents supports (Aquadoodle, tableau à craies …), pâte à modeler, instruments de musique, bulles de savon, piscine à balles, marionnettes à doigts, puzzles, premiers jeux de société (memory, loto …), pêche à la ligne, déguisements, cabane et tunnel ou tapis et coussins pour les activités motrices, panier de basket, lampe à histoires, activités de transvasements, papier à froisser ou déchirer, etc.)
      • je vérifie la sécurité de l’appart (barrière de l’escalier fermée, fenêtres condamnées, aucun objet dangereux accessible)
      • je prépare les caisses de change : à la maison, chaque enfant a sa caisse qui contient ses couches, produits d’hygiène et de soins, vêtements de rechange, (médicaments éventuels avec ordonnances), thermomètre, chaussons + 1 serviette que je prépare pour changer l’enfant je mets en place l’appartement.

L’anticipation et l’organisation me permettent d’éviter de me sentir débordée ou stressée. Avec des enfants en bas âge, il y a toujours des imprévus, donc plus j’anticipe, plus je suis prête à y faire face l’esprit tranquille et plus j’ai le temps d’être vraiment présente pour les enfants une fois qu’ils sont là. Je peux ainsi jouer avec eux, prendre le temps de les observer, de m’enthousiasmer face à leurs petits progrès, de m’interroger sur les points que je pourrais améliorer, etc.

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Ma journée-type (sur le papier) :

En général, voici, en gros, comment se passe ma journée :

  • 6h00 : sonnerie du réveil, que je décale généralement de 5 minutes …
  • 6h05 : Damien se lève et prend rapidement la salle de bain
  • 6h10 : C’est à mon tour de me lever, j’aère le lit, je me débarbouille, m’habille, me coiffe, aère la chambre
  • 6h20 : Je rejoins Damien qui m’a préparé mon petit déj 🙂
  • 6h40 : Le petit déj est terminé (en général, le repas du midi cuit pendant ce temps là), je le débarrasse, je referme la fenêtre de la chambre et je file dans la salle de bain (je me prépare, me lave les dents, me maquille, etc.)
  • 7h00 : Je fais notre lit et je prépare la chambre (j’installe le lit parapluie, la turbulette, la tétine et le doudou du petit garçon que j’accueille), j’anticipe la machine que je lancerai quand les enfants seront repartis le soir en mettant les vêtements dans la machine, je retourne dans le salon où fais un bisou et un gros câlin à Loulou que Damien est allé réveiller et a aidé à s’habiller (pendant que je me préparais) et je reste avec lui quelques minutes pendant son petit déjeuner, le temps pour nous de discuter un peu et pour Damien d’aller chercher Chaton et de l’habiller à son tour (encore une fois, c’est « sur le papier » ça car l’heure de son lever est aléatoire – en ce moment, c’est vers 5h30 … 🙁 ).
  • 7h15 : Après un gros bisou et un câlin à Chaton qui est redescendu avec Damien, je prépare les affaires et la maison pour ma journée d’assmat, j’aère la chambre des enfants, je fais leurs lits, je vérifie qu’il ne manque rien dans les caisses de change des enfants accueillis, je prépare mes jeux et activités du jour, j’ouvre et j’installe les 2 sièges sur la poussette double dans le couloir à l’extérieur de l’appartement en prévision de l’école (toute une logistique car elle est énorme). Pendant ce temps là, Damien termine la cuisine pour le déjeuner et prépare la lunchbox que Loulou emmènera à l’école.
  • 7h30 : Je referme toutes les fenêtres, sécurise l’appartement, aide les enfants à se laver les dents et à se débarbouiller.
  • 7h40 : Tout le monde se prépare pour l’école : changement de couche de dernière minute pour Chaton, petit tour aux toilettes pour Loulou. Je vais chercher les tickets de bus. Puis chacun met son manteau, ses chaussures (en ce moment, tours de cou, mouffles, bonnets).
  • 7h50 : La petite fille que j’accueille arrive, elle prend place dans la poussette ainsi que Chaton. Je discute rapidement avec ses parents.
  • 7h55 : Départ à l’école. Nous prenons le bus en bas de chez nous qui nous dépose à 10 minutes de l’école environ. En chemin, nous discutons, chantons, observons (les voitures, les oiseaux, les avions, la rue).
  • 8h30 : Après de gros bisous et de gros câlins à Loulou et un petit mot aux éducateurs de l’école ainsi qu’aux autres parents, nous repartons pour la maison.
  • 9h15 : Une fois rentré, chacun se déshabille et se lave les mains. Peu après notre arrivée, le petit garçon que j’accueille nous rejoint. Les enfants démarrent la journée par des jeux libres pour se familiariser tranquillement avec l’environnement. J’en profite pour préparer ce qui ira sur la table pour le déjeuner.
  • 9h40 : Nous enchaînons ensuite sur une activité encadrée (musique et danse, lecture, activité manuelle …)
  • 10h00 : Changements de couches des plus petits
  • 10h10 : Départ pour une sortie (promenade au parc, sortie à la médiathèque, en forêt, au RPAM), etc.
  • 11h00 : Retour à la maison. Je démonte et rentre la poussette. Déshabillage, lavage de mains. Le repas a été réchauffé pendant le parc, tout est prêt pour le déjeuner. Les enfants jouent un petit peu pendant que je mets le plat dans les assiettes.
  • 11h20 : Nous mangeons tous ensemble, et déjeunons tous la même chose. Nous en profitons pour échanger, « discuter » et parfois, faire un peu les fous (oui, à la maison, c’est autorisé : le moment du repas reste un moment de plaisir).
  • 12h00 : En général, tout le monde a terminé le repas. Après s’être lavé les main et avoir débarbouillé leur bouche, les enfants reprennent les jeux interrompus pour le repas. J’en profite pour débarrasser la table puis je joue rapidement avec eux et nous rangeons tous ensemble les jouets.
  • 12h20 : Changements des couches et déshabillages pour la sieste
  • 12h30 : Chaque enfant choisit une histoire et nous les lisons les unes après les autres dans le coin lecture
  • 12h45 : Je couche les enfants les uns après les autres
  • 13h05 : Les enfants sont couchés. Je commence la rédaction des cahiers de transmission (cahiers dans lesquels je raconte aux parents ce que les enfants ont fait dans la matinée, ce que nous avons mangé, comment s’est passé le repas, les petits progrès réalisés, les premières fois, etc.)
  • 13h35 : La rédaction des cahiers finie, je vais voir si tout se passe bien pour les enfants pendant la sieste
  • 13h45 : je m’assieds et je souffle un peu. Puis je mets ma table pour le goûter.
  • 14h00 : je vérifie que les enfants dorment toujours bien.
  • 14h10 : Si aucun enfant n’est réveillé, j’ai quelques minutes pour moi. J’en profite pour lire, consulter mes mails ou mes textos, les commentaires du blog, etc. Sinon, je change, j’habille ou aide à s’habiller les enfants réveillés et je fais des activités ou jeux calmes avec eux.
  • 14h45 : en général, tous les enfants sont levés. Je change ceux qui se lèvent en dernier. Je monte et j’installe ma poussette en prévision de l’école.
  • 14h55 : Les enfants prennent leur goûter et je prépare que j’emmène pour Loulou. J’en profite aussi pour compléter les cahiers de transmission.
  • 15h20 : Nous nous préparons à partir à l’école.
  • 15h25 : Le petit garçon que j’accueille a terminé sa journée à la maison. Il repart avec sa maman puis nous partons à l’école.
  • 16h00 : Loulou a terminé sa journée d’école. Gros bisous et gros câlins de retrouvailles. Je lui donne son goûter pendant le trajet du retour à la maison.
  • 16h50 : Une fois les enfants déshabillés, les mains lavées, les couches changées, les enfants jouent librement un petit peu.
  • 17h20 : Nous faisons généralement une dernière activité ensemble.
  • 17h40 : Nous faisons un rituel calme de fin de journée : nous lisons une ou deux histoires et terminons la journée d’accueil en chansons.
  • 17h50 : Départ de la petite fille que j’accueille. Je discute avec les parents. Ma journée de travail est alors finie. Je lance ma machine et mon dîner à réchauffer
  • 18h00 : Je prépare les pyjamas et les vêtements des enfants pour le lendemain puis ils prennent un petit bain rapide. En général, ils ne tiennent plus debout. Ils se mettent ensuite en pyjama et Loulou et moi faisons un point sur son petit calendrier pour parler de la journée qui s’est écoulée et aborder celle du lendemain.
  • 18h30 : Dîner des enfants. Selon l’heure à laquelle Damien prévoit de rentrer, soit je dîne avec les enfants, soit je l’attends.  Il rentre souvent à la fin du repas ou parfois quand les enfants sont couchés. Je débarrasse le dîner.
  • 19h10 : Lavage de dents, changement de couche pour Chaton, lecture des histoires (une grande histoire chacun), petites chansons et gros câlins.
  • 19h50-20h00 : Ma journée de maman est finie (normalement).
  • 20h00-20h30 : Je range la maison rapidement, j’accroche ma machine, prépare ma journée du lendemain.
  • 20h30 : En général, Damien est là et prend le relai sur les trucs de la maison. Parfois on dîne devant une petite série tous les deux. Je prends ma douche, prépare mes affaires pour le lendemain et bosse sur le blog.
  • 23h30-0h00 : Je vais me coucher.

Mais évidemment, chaque journée est différente. Sur le papier, tout semble carré (ça l’est en fait plutôt dans les faits, même si tout est plus fluide que les horaires inscrits car les choses s’enchaînent naturellement les unes après les autres), mais le plus intéressant, ça n’est pas ce petit programme organisationnel, c’est tout ce qui n’est pas écrit. Toutes ces petites chose du quotidien …

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Ce que j’aime dans ce métier :

  • Revenir aux fondamentaux : arrêter les bullshit jobs pour se sentir vraiment utile chaque jour. Constater l’évolution d’un enfant au fil des mois, le voir s’épanouir … Quelle satisfaction !
  • Travailler auprès de jeunes enfants, c’est évoluer au quotidien dans la joie ! Plutôt sympa comme programme ! 😉
  • Les voir s’émerveiller de petits riens et savourer l’instant présent. Les enfants ont une capacité à se concentrer sur ce qu’ils sont en train de faire ou d’observer qui est très déconcertante pour un adulte. Contrairement à nous, seule compte l’action en cours, le ressenti de l’instant. Il me semble que c’est ça la clé du bonheur.
  • Ralentir le rythme pour me câler sur le leur et apprendre à regarder le monde avec leurs yeux : apprécier de nouveau que le temps puisse se suspendre, me rendre pleinement disponible à ce que je fais. Prendre le temps de regarder un insecte évoluer, un avion disparaître dans le ciel … des petits riens qui rendent la vie plus belle.
  • Être dans une relation authentique : l’enfant est vrai, il ne triche pas, il montre sans cesse qui il est vraiment (tout l’opposé du monde de l’entreprise ?). Il est naturellement bon et empathique et, lorsque j’essaie, moi aussi, de faire preuve de bienveillance et d’empathie, je suis celle qui m’en trouve le plus grandie.
  • Reconnaître le fait que je suis sur un pied d’égalité (il n’y a personne qui obéit à l’autre mais nous essayons de vivre en harmonie en étant sensible aux besoins de l’autre). Et à partir de là, admettre que j’apprends autant (et même plus) au contact des enfants qu’ils n’en apprennent avec moi. Leur laisser le plus d’autonomie possible et les soutenir si besoin. En leur montrant qu’ils ont les capacités à faire par eux-même, je les considère en tant que personne à part entière et leur donne, je l’espère, confiance en eux. J’entretiens ainsi avec eux un climat de confiance et un cercle vertueux vers la bienveillance. Si c’est gratifiant pour eux, ça l’est encore plus pour moi.

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Merci de m’avoir lue. Et vous, changeriez-vous de métier pour un emploi moins qualifié, moins bien payé, clairement déconsidéré par la société mais infiniment plus humain et gratifiant ?

À très vite.
N’hésitez pas à me laisser un petit mot ! 😉

Bises,

Céline.

 

2017-11-21T15:08:22+00:00 20 novembre 2017|Vie quotidienne|19 Commentaires

19 Comments

  1. Madame Lavande 20 novembre 2017 at 15 h 20 min - Répondre

    Je suis impressionnée par tes journées, me coucher à près de minuit et me lever peu après 6h je crois que je ne tiendrais pas longtemps ! En général à 22h30-45 je m’endors et réveil à 6h15 et même comme ça j’ai l’impression de manquer de sommeil !
    Tes journées sont bien remplies, j’admire ton sens de l’organisation ! (La nounou de la Biscotte aussi est très organisée et j’avoue que ça m’épate). C’est un beau métier, loin d’être facile, que tu as choisi 🙂

    • Maman du 21ème siècle 20 novembre 2017 at 22 h 18 min - Répondre

      Oui, c’est vrai que je suis presque tout le temps crevée. J’aimerais bien réussir à me coucher plus tôt mais j’aurais l’impression de manquer de temps pour pouvoir faire plein de trucs (comme travailler sur ce blog par exemple 😉 )

  2. Une touche de maman 20 novembre 2017 at 23 h 45 min - Répondre

    Tu es super organisée, c’est un beau métier que tu fait, en plus d’être une super maman et une super blogueuse, chapeau bas.

    • Maman du 21ème siècle 21 novembre 2017 at 14 h 49 min - Répondre

      Que de compliments ! Merci beaucoup pour tes gentils mots qui me touchent.
      Bises.

  3. Leeloomumtrotteuse 21 novembre 2017 at 8 h 28 min - Répondre

    C’est vrai que c’est un métier qui n’est pas reconnu à sa juste valeur. Lorsque j’ai pris un congé parental à temps plein après ma deuxième grossesse et que j’ai gardé mes deux filles en bas âge j’ai vraiment pris conscience de la difficulté, de l’énergie et de l’organisation que ça nécessitait. En tout cas bravo ça fait plaisir de voir des gens passionnés par leur métier!!

    • Maman du 21ème siècle 21 novembre 2017 at 14 h 53 min - Répondre

      Merci pour ton soutien ! 😉
      C’est du boulot, c’est sûr ! C’est extrêmement mal considéré, c’est certain ! Mais c’est tellement gratifiant et ça apporte tellement d’un point de vue humain et même en développement personnel que ça en vaut la peine !

  4. Laurent 21 novembre 2017 at 11 h 21 min - Répondre

    Très chouette article !

    Je ne sais pas si tu as lu le livre de Céline Alvarez « Les lois naturelles de l’enfant » mais en plus d’être passionnant et enrichissant à plusieurs niveaux, il met un point d’honneur à montrer que c’est entre 0 et 6 ans que la plus grande partie de qui nous sommes se construit. Ce qui signifie qu’il n’y pas de métier plus noble que participer à l’épanouissement de l’enfant durant cette période-là. D’abord en tant que parent mais également en tant qu’assmat ou instituteur-trice par la suite.

    J’en suis d’autant plus conscient de la reconnaissance à apporter à ces beaux métiers que j’ai toujours eu un regret pour le choix de la crèche de mon aîné alors que la crèche dans laquelle se trouve notre cadet est tout simplement merveilleuse et ça se ressent dans son comportement et dans son développement.

    Je te rejoins à 200% sur le fait que la préparation permet de passer des moments plus calmes avec les enfants et qu’au final c’est la clé pour réussir toute démarche positive. C’est lorsque j’ai décidé de ne plus prendre de temps pour moi le matin et d’être pleinement présent pour mes enfants que leurs journées se sont rapidement mieux déroulées jusqu’au soir.

    Bonne chance pour la suite de cette aventure professionnelle.

    • Maman du 21ème siècle 21 novembre 2017 at 14 h 56 min - Répondre

      Je ne l’ai pas encore lu mais il est sur ma table de nuit et il fera partie de mes prochaines lectures, c’st certain !
      Je pense aussi que lorsqu’on accompagne de jeunes enfants avec bienveillance, on touche à l’essentiel, mais, dans notre société, ce ne sont pas ces valeurs là qui priment malheureusement …
      Merci pour ton commentaire !

      • Laurent 22 novembre 2017 at 10 h 29 min - Répondre

        Et en même temps, cette société telle que tu la décris n’est finalement pas la seule réalité.

        Ça fait quelques temps que j’ai décidé d’y laisser les gens qui s’y complaisaient et de revoir ma vision de la réalité : arrêter de lire ou d’écoute la moindre « nouvelle », éviter les gens négatifs qui se plaignent ou, si on ne peut pas les éviter, leur demander sincèrement de ne plus le faire en ma présence, surtout ne pas vouloir rentrer dans un débat qui ne m’intéressait pas et qui n’avait pas un impact direct sur ma vie.

        A côté de ça, tu remplis par plus de lectures, plus de recherches ou même des livres audio/podcasts dans la voiture, tu vas à la rencontrer de personnes inspirantes et tu cherches à discuter de sujets qui te touchent.

        Il n’a pas fallu longtemps pour « la société » devienne « leur société ». Dans le monde dans lequel je vis aujourd’hui, je réalise qu’il y a beaucoup plus de nouvelles positives que négatives, qu’il existe une bonté et une réelle intelligence chez une multitude de personnes qui ne demandent qu’à partager et surtout le regard d’autrui ne peut être que bienveillant ou constructif ce qui renforce mes convictions.

        Quand je lis ton article, je réalise que justement ce que tu écris est 100% en ligne avec les valeurs qui sont prônées dans le monde dans lequel je gravite.

        Au final, n’oublie pas que tu as raison et qu’ils ont tord 🙂

        Ps : pardon pour le long commentaire, quand je pars sur un sujet, dur de m’arrêter 😀

        • Maman du 21ème siècle 22 novembre 2017 at 13 h 12 min - Répondre

          Je me rends compte aussi que, plus le temps passe, plus j’ai tendance à me « marginaliser » (car c’est bien de cela qu’il s’agit quand tu dis « leur société » et quand tu prônes, à juste titre, que même si l’on est minoritaire, on n’a pas forcément tort ;-)). Je pense en effet que le fait de se couper (plus ou moins partiellement) des médias est une façon de mettre le monde (tel qu’on nous le décrit et voudrait nous le montrer) à distance et de se complaire dans son petit cocon. En ce qui concerne les attentats par exemple, je me rends compte que je n’ai pas vécu les choses de la même manière pour ceux de Charlie (où j’avais encore la télé et où j’avais vu ces images défiler en boucle et où cela m’avait, comme tout le monde, profondément choquée et fait peur) et ceux du Bataclan (où, sans télé, j’avais choisi de ne pas aller regarder ces images et avait simplement suivi l’horreur de loin à la radio). J’avais donc choisi de mettre tout ça à distance, non pas pour minimiser les faits, mais pour que ça n’impacte pas autant mon quotidien, mon ressenti, ma façon de voir la vie. Je continue de croire que la vie est belle, que l’Homme est naturellement bon (et quelque part en plus, c’est ainsi que le terrorisme perd son combat) et que les valeurs telles que l’amour, la famille, le couple qui peut tout surmonter sont le fondement de tout. Mais, en même temps, je sens quand-même (même si les gens sont d’accord sur le principe) que les priorités quotidiennes des uns et des autres ne mettent dans les faits pas toujours en avant ce qui pourtant leur paraît essentiel.
          Merci pour cet échange !

          • Laurent 23 novembre 2017 at 10 h 47 min

            C’est sans doute parce que c’est un travail immense qui demande un réel investissement en temps, en effort et énergie que garder un focus permanent sur ce qui nous est essentiel est si compliqué.

            Et malheureusement, nous sommes tous enclin à chercher de la simplicité dans la vie alors que nous savons à l’inverse que tout ce qui est beau, tout ce qui nous apporte du bonheur, nous demande de nous y investir à 200%.

          • Maman du 21ème siècle 23 novembre 2017 at 14 h 37 min

            Je suis d’accord à 200% 😉 avec toi sur le fait que les plus belles choses de la vie nécessitent un travail de chaque instant !

  5. Maman Nat et ses petits 21 novembre 2017 at 14 h 35 min - Répondre

    Je trouve ton métier formidable, c’est une des opportunités que j’envisage en éventuelle reconversion.
    Merci pour cet article très instructif !

    • Maman du 21ème siècle 21 novembre 2017 at 14 h 57 min - Répondre

      Merci beaucoup pour ton petit mot !
      Pourquoi ne pas te lancer alors ? 🙂

      • Maman Nat et ses petits 29 novembre 2017 at 15 h 13 min - Répondre

        Et ben c’est une bonne question, peut-être déjà la crainte de ne pas savoir gérer cette organisation « maison/travail »que tu décris pourtant si bien, la méconnaissance du salaire potentiel réel en fonction du nombre d’enfant que l’on m’autoriserait à garder,… j’en passe et des meilleures. Et p’être aussi le manque d’info…Mais je trouve ton métier formidable et plus çà va et plus je me dis que cela pourrait me convenir…

        • Maman du 21ème siècle 29 novembre 2017 at 22 h 16 min - Répondre

          N’hésite pas à me contacter par mail si tu as besoin d’infos 😉

  6. La famille B 21 novembre 2017 at 22 h 08 min - Répondre

    Superbe article, ce métier est mal considéré car beaucoup d’assistantes maternelles n’y mettent pas autant de cœur et de réflexion que toi. Chapeau bas.

    • Maman du 21ème siècle 22 novembre 2017 at 12 h 59 min - Répondre

      Merci ! Je pense en effet que certaines personnes exercent cette profession par défaut, ce qui est nuit à l’image globale de la profession et, surtout, est triste pour les enfants qu’elles accueillent. Mais je connais aussi des assistantes maternelles qui travaillent avec dévotion et bienveillance, qui cherchent à faire des journées des enfants des moments de plaisir et d’échanges et qui considèrent la petite enfance comme une période magique à préserver ; d’où l’importance de choisir la personne avec laquelle on se sentira non seulement en confiance mais aussi avec laquelle on partagera beaucoup de valeurs éducatives. 😉

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